Valls: "je cherche à convaincre", pas les applaudissements

Le Premier ministre Manuel Valls, au centre, à La Rochelle, le 30 août 2014 [Jean-Pierre Muller  / AFP] Le Premier ministre Manuel Valls, au centre, à La Rochelle, le 30 août 2014 [Jean-Pierre Muller / AFP]

Le Premier ministre, Manuel Valls, a dit samedi qu'il ne "cherch(ait) pas les applaudissements", mais "à convaincre" alors qu'il doit prononcer dimanche un discours à l'université d'été du PS à La Rochelle pour lequel il est attendu au tournant.

Le chef du gouvernement a effectué une promenade - soigneusement organisée pour les caméras - sur les quais du port charentais, avant de rejoindre les militants socialistes, dont l'accueil a finalement été bienveillant. Un peu plus tôt, à son arrivée à La Rochelle, Manuel Valls avait essuyé des sifflets de quelques dizaines de personnes, dont des militants de la CGT.

"C'est normal quand on gouverne qu'il y ait des interrogations, des contestations, des manifestations. Je ne cherche pas les applaudissements, je cherche à convaincre. Je ne suis pas dans les petits jeux, ma seule mission, c'est de redresser le pays", a-t-il dit en référence à ces incidents.

Quant au Parti socialiste, il "doit être tourné vers les Français", a plaidé le Premier ministre, qui va s'exprimer devant un parti divisé et une fronde interne persistante.

Serrant les mains, embrassant des enfants, saluant là des familles ou plus loin des supporters de rugby rochelais, le Premier ministre a mis l'accent sur les rencontres avec les Français, façon de signifier qu'il ne s'enfermait pas sur le PS et ses querelles de ligne.

"On doit être tournés vers les Français, les Français attendent de nous unité, capacité à avancer, à réformer le pays et à nous montrer à la hauteur de la situation qui est difficile, dans le monde, en Europe et bien sûr en France", a jugé le chef du gouvernement en déambulant dans le port charentais.

"Donc il faut de l'enthousiasme, du rassemblement, de la dignité aussi dans nos débats, nos comportements, de la gravité", a plaidé M. Valls.

Quant aux militants PS, "ça se passera bien, ça se passe toujours bien avec les militants, non?", a-t-il pronostiqué, alors que de nombreux militants et responsables PS affichent leurs doutes face aux choix du gouvernement de l'ex-député-maire d'Evry.

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