"Disparues de l'A6" : le meurtrier présumé s’évade quelques heures

Image d'illustration.[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, tuée en 1986 au Creusot (Saône-et-Loire), qui s'était évadé depuis mardi de l'hôpital psychiatrique, a regagné de lui-même l'établissement mercredi après-midi, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

 

Recherché depuis mardi, l'homme de 47 ans, mis en examen depuis 2011 pour le meurtre de l'adolescente de 16 ans, a été interpellé par les gendarmes à l'hôpital et doit être présenté au parquet de Chalon-sur-Saône, a précisé la même source.

Le corps de Christelle Maillery avait été retrouvé quelques heures après sa disparition le 18 décembre 1986 dans une cave du Creusot. Cette affaire fait partie d'une série de meurtres non élucidés entre les années 1980 et 1990 en Saône-et-Loire, connue sous le nom des "disparues de l'A6".

En décembre 2011, 25 ans après les faits, "une série de recoupements, de coïncidences troublantes et de témoignages" avaient permis aux enquêteurs de la police judiciaire de Dijon d'interpeller dans un hôpital psychiatrique un quadragénaire, qui avait nié les faits.

Soupçonné du meurtre de Christelle Maillery, l'homme avait été mis en examen pour homicide volontaire et placé, dans un premier temps, en détention provisoire au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, avant d'être à nouveau interné en hôpital psychiatrique.

Un autre dossier des "disparues de l'A6", celui du meurtre de Christelle Blétry en 1996, a connu récemment un rebondissement grâce au progrès des recherches ADN. Un ouvrier agricole, confondu par ses empreintes génétiques, a avoué le meurtre de la jeune femme de 20 ans, retrouvée morte le 28 décembre 1996 à Blanzy près de Montceau-les-Mines, lardé de 123 coups de couteau.

 

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