Top départ des négociations sur les seuils sociaux

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger à son arrivée au Conseil économique, social et environnemental (CESE), le 7 juillet 2014, à Paris [Benoît Tessier / Pool/AFP/Archives] Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger à son arrivée au Conseil économique, social et environnemental (CESE), le 7 juillet 2014, à Paris [Benoît Tessier / Pool/AFP/Archives]

Syndicats et patronat doivent se réunir ce jeudi pour entamer une première concertation sur la modernisation du dialogue social. Les débats s'annoncent houleux.

 

Epineuses négociations. Les partenaires sociaux entament jeudi leur concertation visant à moderniser le dialogue social. Point particulièrement sensible, la réforme des seuils sociaux sera au coeur des préoccupations.

Le patronat a toujours été favorable à un assouplissement de ces seuils, qui imposent des obligations, notamment fiscales, aux entreprises lorsqu’elles dépassent un certain nombre d’employés. Selon le Medef, faire sauter ces "verrous" permettrait de créer "entre 50 000 et 100 000 emplois sous trois ans".

 

Des syndicats crispés

Mais les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. La CGT et FO ont d'ores et déjà annoncé la couleur : il n'est pas question qu'elles acceptent un quelconque assouplissement, perçu comme une atteinte aux droits des salariés.

Les espoirs d'accord reposent donc sur les syndicats réformistes, qui se montrent, eux aussi, très réservés. "Si le patronat ne fait pas sa révolution culturelle, il n'y aura pas de négociation possible sur ces sujets", a averti le leader de la CFDT, Laurent Berger.

 

Un accord nécessaire

Il est pourtant crucial, pour le gouvernement, qui compte rédiger un projet de loi à la fin de l'année, que les deux partis parviennent à s'entendre. Le contraire serait un fort mauvais signal envoyé, alors que François Hollande s'est fait le chantre du dialogue social depuis le début de son mandat. Sans accord, l'exécutif aura en outre bien plus de mal à faire passer une loi si peu consensuelle auprès de sa faible majorité parlementaire.

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