Yvelines : la prostituée rapportait 100.000 euros par an à ses proxénètes

Lors de leur garde à vue à la Sûreté départementale des Yvelines, les proxénètes présumés ont minimisé les faits.[Remy Gabalda / AFP/Archives]

Cinq hommes de nationalité roumaine âgés de 30 à 45 ans ont été mis en examen jeudi pour proxénétisme et écroués après le démantèlement d'un réseau soupçonné d'avoir contraint six femmes à se prostituer, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.

 

La prostituée "la plus active" effectuait en moyenne "5 passes par jour de 20 à 50 euros et pouvait rapporter jusqu'à 100.000 euros par an", a résumé cette source, assurant que "beaucoup d'argent a transité sur des comptes en Roumanie".

Après cinq mois d'enquête, les proxénètes présumés ont été interpellés lundi au petit matin au Petit-Quevilly (Seine-Maritime) et dans les Yvelines, à différents endroits tels que hôtels bas de gamme, squats et immeubles désaffectés.

Lors de leur garde à vue à la Sûreté départementale des Yvelines, les proxénètes présumés ont minimisé les faits. Six prostituées roumaines âgées de 20 à 40 ans ont également été entendues comme victimes. "Certaines redonnaient la moitié des gains à leur souteneur, qui pouvait être aussi leur compagnon", a expliqué la source proche de l'enquête.

En mai, le Parquet de Versailles, soupçonnant un réseau de proxénétisme, près de Mantes-la-Jolie, avait ouvert une enquête préliminaire, confiée à la Sûreté départementale et au Groupe d'intervention régional (GIR 78).

Les enquêteurs agissant par la suite sur commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction versaillais avaient constaté que "5 à 8 filles se prostituaient sur ce secteur de Magnanville, sur la voie publique, le long de la N13 ou dans des hôtels miteux des Mureaux ou de Mantes", a relaté une source policière.

L'enquête, qui se poursuit, va se pencher sur le volet patrimonial, en coopération avec les autorités roumaines, pour déterminer comment l'argent était recyclé en Roumanie.

 

 

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