Un maire interdit les clowns pour Halloween

Pas de clown à Vendargues pour Halloween cette année. [CC/ Eugenia]

Le maire de Vendargues, dans l'Hérault, a interdit, pour la fête d'Halloween, le 31 octobre et le 1er novembre, "la présence et circulation sur les voies et espaces publics de toute personne déguisée en clown".

 

La mairie de Vendargues (Hérault), un village d'environ 6.000 habitants, veut "empêcher toute perturbation par des clowns malfaisants du défilé organisé par la mairie et le comité des fêtes", a indiqué à l'AFP le directeur général adjoint des services, Bruno Giraudo.

"Il s'agit de protéger les enfants en empêchant des clowns mal intentionnés de se mélanger aux habitants", a précisé le service de communication de la mairie.

 

Pas de clown sans autorisation

L'arrêté du maire Pierre Dudieuzere, publié sur le site internet de la mairie, interdit, sauf autorisation préalable, "à tout individu ou groupe de personnes âgées de 13 ans ou plus de circuler déguisé ou grimé en clown dans les rues et espaces publics" de Vendargues.

"Cette interdiction est absolue le vendredi 31 octobre et le samedi 1er novembre afin d'éviter toute confusion et perturbation éventuelles à l'occasion de la fête d'Halloween et du défilé", précise l'arrêté qui prend effet à partir de jeudi.

L'arrêté est valable un mois, a précisé à l'AFP M. Giraudo. "Un nouvel arrêté de prolongation de ces mesures sera pris, le cas échéant, en considération de l'évolution du phénomène", est-il prévu.

 

Antécédents pour les clowns

Lundi, un jeune homme de 18 ans, qui s'était déguisé en "clown" à Montpellier et avait agressé un passant en le frappant avec une barre de fer, a été condamné à 12 mois de prison, dont 4 ferme. Deux jours plus tôt, 14 adolescents habillés en clowns avaient été interpellés sur le parking d'un lycée d'Agde (Hérault).

Dans plusieurs autres villages du département, des automobilistes ont également été victimes de "clowns effrayeurs". Six plaintes ont été déposées dans le département contre des "clowns agressifs", un phénomène qui se propage sur Facebook.

Des agressions similaires ont également eu lieu récemment dans d'autres régions, comme le Nord, Rhône-Alpes ou la Bourgogne.

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