La 30e campagne des Restos du Coeur lancée

Un local des Restos du coeur à Paris le 26 novembre 2012 [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

L'association créée par Coluche redoute de battre le record de l'an dernier. Elle avait alors passé la barre du million de bénéficiaires.

 

S’il est bien un endroit où les records n’enthousiasment personne, c’est aux Restos du Coeur. L’an dernier, l’association en avait battu un, "détestable", en aidant 1 million de personnes en situation précaire. Dans  2 090 centres, plus de 67 000 bénévoles avaient distribué quelque 130 millions de repas.

Des chiffres vertigineux, que les Restos, qui lancent aujourd’hui leur trentième campagne hivernale, s’attendent à atteindre de nouveau cette année. Profitant de la présence du Premier ministre, Manuel Valls, dans un centre de distribution parisien, l’association compte attirer l’attention politique et médiatique sur son besoin urgent de nouvelles sources de financement.

 

L’importance des dons en nature

Créés en 1985 par Coluche, les Restos du Coeur misent sur les dons et les legs, qui représentent près de 45 % de leurs ressources. L’an dernier, ils avaient ainsi récolté 84 millions d’euros auprès de particulier. Cette somme est complétée par des subventions, notamment de l’Union Européenne, des fonds privés et des bénéfices tirés des concerts et vente de produits liés aux Enfoirés

Pour combler les besoins croissants, les "Restos" souhaiteraient encourager les dons en nature auprès des agriculteurs et des grandes surfaces. En effet, depuis l’an dernier, l’Etat propose une exonération fiscale aux producteurs laitiers qui donnent à l’association.

Un coup de pouce qui a permis à celle-ci de récolter 850 000 litres, et qu’elle voudrait voir étendu aux autres produits agricoles, de la viande aux céréales en passant par les oeufs. "Si le gouvernement estime que la lutte contre la précarité est une priorité, il doit convaincre l'administration fiscale», explique le président des Restos du Coeur, Olivier Berthe.

Quant aux grandes surfaces et aux entreprises alimentaires, une exonération fiscale pourrait les pousser à donner les tonnes de nourriture invendues qui, chaque jour, sont jetées car trop proches de la date de péremption.

 

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