Les militants "pro-vie" défilent à Paris

Quelques centaines de militants "pro-vie" se sont retrouvés 25 janvier place Denfert-Rochereau à Paris pour prendre le départ de la dixième "Marche pour la vie".[BERTRAND GUAY / AFP]

Des militants "pro-vie" ont pris le départ à Paris ce dimanche 25 janvier après-midi de la dixième "Marche pour la vie", devant relier la place Denfert-Rochereau à la place Vauban.

 

C'est munis de nombreux ballons noirs et d'affichettes "Je suis Vincent Lambert"que les manifestants se sont retrouvés en début d'après-midi pour prendre part à cette "Marche pour la vie".

Ils souhaitent dénoncer la pratique de l'avortement et les célébrations autour des 40 ans de l'autorisation de l'IVG, mais aussi s'éléver contre "la légalisation de gestes euthanasiques", quatre jours après un débat sur la fin de vie à l'Assemblée nationale, autour d'un texte déposé par Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS). 

 

La lutte contre l'euthanasie, au centre des révendications

La mère de Vincent Lambert qui s'est ralliée cette année au collectif est venue "se battre" pour son fils, victime d'un grave accident de la route en 2008, atteint de lésions cérébrales irréversibles et dont les parents refusent l'arrêt des soins.

"On se bat pour Vincent mais aussi pour la société (...) Je pense qu'il faut sensibiliser la société. Il y a une porte qui s'est ouverte. Aujourd'hui, c'est Vincent. Il n'est pas le premier et il ne sera pas le dernier", a assuré Viviane Lambert lors d'une conférence de presse avant le début de la manifestation. 

"La loi Leonetti permet l'euthanasie ; c'est grave de l'introduire dans le droit sans la nommer", a renchéri le conseiller des parents de Vincent Lambert, le neurologue Xavier Ducros.

 

 

Les organisateurs de la Marche font un lien direct entre l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et "le droit à mourir dans la dignité" prôné par le gouvernement, c'est-à-dire le droit pour les malades incurables de "bénéficier d'une sédation profonde et continue", comme proposé par Jean Leonetti et Alain Claeys.

"L'avortement est un permis de tuer, mis dans la loi sous couvert de la liberté des femmes qui se poursuit aujourd'hui" avec les textes en débat, a dit Cécile Edel, présidente de Choisir la vie, un des mouvements fondateurs de la Marche, lors de la conférence de presse avec Viviane Lambert.

Le mouvement, qui dit avoir reçu le soutien du pape François, a réuni l'an dernier à Paris plusieurs dizaines de milliers de personnes contre l'interruption volontaire de grossesse. Selon les organisateurs qui publie le chiffre sur Twitter, la Marche a réuni cette année 45.000 manifestants.

 

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