Le procès de l'affaire Bettencourt s'ouvre à Bordeaux

Liliane Bettencourt quitte l'Institut de France, le 12 octobre 2011 à Paris. [[Francois Guillot / AFP/Archives]]

C’est une affaire aux ramifications multiples. Sept ans après l’éclatement de ce scandale politico-financier, le feuilleton judiciaire autour de la multimilliardaire Liliane Bettencourt débute alors que dix personnes sont jugées à partir de lundi, à Bordeaux, pour "abus de faiblesse". 

 

Ces prévenus, parmi lesquels des intimes et d'anciens employés, sont en effet soupçonnés d’avoir profité de la vulnérabilité de la propriétaire du groupe de cosmétiques L'Oréal à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), aujourd’hui âgée de 92 ans, alors qu’elle souffrait d’une "démence mixte" depuis 2006 selon une expertise médicale. Le procès doit se poursuivre jus'au 27 février.

 

Les prévenus et leur chef d'accussation

François-Marie Banier, 67 ans, ami artiste et photographe de Liliane Bettencourt. C'est par lui que tout a commencé à l'origine de toute cette affaire après la plainte pour abus de faiblesse déposée à son encontre fin 2007 par Françoise Bettencourt-Meyers, fille de la milliardaire. Il est jugé pour "abus de faiblesse" et "blanchiment", tout comme son compagnon Martin d'Orgeval, 41 ans.

Patrice de Maistre, 65 ans, ancien homme de confiance des Bettencourt.Ce dernier est également renvoyé pour "abus de faiblesse" et "blanchiment".

Carlos Cassina Vejarano, 67 ans, ancien gestionnaire de l'île seychelloise de Liliane Bettencourt. Il est renvoyé pour "abus de faiblesse" et "abus de confiance".

Jean-Michel Normand, 80 ans, un notaire de Mme Bettencourt. Il comparaît pour "complicité d'abus de faiblesse".

Eric Woerth, 58 ans, député UMP, ancien trésorier de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. L'ex-ministre du Budget puis du Travail est renvoyé pour "recel" d'une somme qui lui aurait été remise par Patrice de Maistre. 

Pascal Wilhelm, 53 ans, avocat, successeur de Patrice de Maistre comme homme de confiance. Il est renvoyé pour "abus de faiblesse".

Stéphane Courbit, 49 ans, patron de LOV Group. Renvoyé pour "abus de faiblesse", il a accepté, le 23 janvier, de rembourser à la famille Bettencourt les 143 millions d'euros investis par Liliane Bettencourt dans son entreprise.

Patrice Bonduelle, 52 ans, un notaire de Liliane Bettencourt. Il est renvoyé pour "complicité d'abus de faiblesse".

Alain Thurin, 64 ans, l'ancien infirmier de Mme Bettencourt. Il comparaît pour "abus de faiblesse". 

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