Jean-Marie Le Pen raille le "Charlie business"

Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front National, a réitéré jeudi ses critiques à l'encontre de Charlie Hebdo. [[Lionel Bonaventure / AFP/Archives]]

Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front National, a réitéré jeudi ses critiques à l'encontre de Charlie Hebdo, transformé selon lui en "Charlie business" après l'attentat du 7 janvier sur lequel il continue de se poser "un certain nombre de questions".

 

"C'est une déclaration politique, ce n'est pas un bon mot, ce n'est pas un dérapage : je préfère Charlie Martel", a de nouveau déclaré M. Le Pen, jeudi sur France Info.

"Quand j'ai vu la tentative de détourner la sensibilité et l'émotion populaire en direction des idées de Charlie Hebdo, j'ai trouvé cela scandaleux. Charlie Hebdo est un journal d'extrême gauche qui avait 30.000 lecteurs, qui se transforme d'ailleurs en Charlie business puisqu'ils vendent 6 millions de numéros, il y a de la publicité sur les écrans pour les abonnements, etc, etc", a poursuivi le fondateur du FN.

 

La pétition de Charlie Hebdo contre le Front National

"J'ai le droit de le dire. J'ai le droit de ne pas être d'accord avec un journal qui a organisé une pétition en son temps pour demander l'interdiction du Front national et sa dissolution. Je ne vais pas les considérer comme des amis !", s'est-il exclamé.

M. Le Pen conteste de nouveau "l'interprétation et la manipulation de (sa) déclaration qu'a faite le journal russe, Komsomolskaïa Pravda" le 16 janvier.

 

Remise en cause des services secrets pour Jean-Marie Le Pen

Dans ces colonnes, M. Le Pen avait estimé que l'attentat du 7 janvier portait "la marque des services secrets, mais (que) nous n'en avons pas la preuve" avant de contester avoir tenus ces propos, disant ne pas valider "les retraductions en français d'interviews déjà traduites du français au russe".

"J'ai dit qu'il y avait des éléments curieux dans cet attentat, comme souvent, le fait qu'on trouve une carte d'identité dans la voiture, qui n'est pas plus étonnant d'ailleurs que de trouver le passeport du pilote de l'avion qui vient de se crasher le 11 septembre. (...) On peut se poser un certain nombre de questions. Je suis un sceptique, je ne suis pas quelqu'un qui croit ce qu'il lit, ni ce qu'il entend", a-t-il dit jeudi.

 

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