Comment devient-on imam ?

Des musulmans devant la Grande mosquée de Paris le 26 octobre 2012.[Miguel Medina / AFP/Archives]

Le gouvernement a annoncé mercredi un plan de réforme de l'Islam de France avec un encadrement de la formation des imams, rouages essentiels de l'encadrement des croyants.

 

Les imams guident les prières des membres de la communauté musulmane dans les 2150 lieux de culte en France. Leur rôle est aussi essentiel pour les croyants que leur statut est flou.

Il n'existe pas de verset dans le Coran interdisant à une femme d'assumer les fonctions d'imam. Mais pour la majorité des musulmans une femme ne peut pas diriger de prière mixte.

 

Langue arabe et théologie

Bien souvent, ce titre est  attribué par la communauté à celui d'entre eux qui connaît le mieux le Coran. S'il n'existe pas de formation "diplômante" à proprement parler, les titulaires de cette charge dispose souvent d'une solide culture coranique forgée dans des institutions dédiées.

De nombreux imams de France ont suivi un cursus religieux à l'étranger, souvent dans un pays du Maghreb. Pendant plusieurs années, ils se consacrent à l'apprentissage et au perfectionnement de la langue arabe nécessaire à la compréhension du Coran dans sa version originale. La théologie est également au coeur de leur formation.

C'est aussi lors de ces formations à l'étranger que certains subissent l'influence de prédicateurs ou de professeurs d'obédience salafiste, susceptibles de les faire basculer dans le radicalisme. La mise en place de formations dédiées, sur le sol français, pourrait permettre de prévenir ce risque. Les structures de ce type sont encore très rares, comme l'Institut Al-Ghazali, qui relève de la Grande Mosquée de Paris.

 

 

La rémunération

Cette fonction est peu ou pas rémunérée. Ceux qui travaillent en tant qu'imam dans une mosquée ne peuvent guère espérer gagner plus qu'un Smic. Pour parvenir à un salaire de 2000 euros il faut souvent qu'il cumule la fonction de directeur du centre islamique. Pas de plus de 800 imams sont salariés en France. Beaucoup de lieux de culte en France se contentent d'un fidèle pour diriger les prières.

Certains imams peuvent néanmoins bénéficier du statut de religieux et cotiser à la Caisse d'assurance vieillesse et maladie des cultes (Cavimac).  

 

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