Sivens : les gendarmes mettent fin à l'occupation de la zad

Le site de Sivens.[Remy Gabalda]

Les gendarmes ont mis fin vendredi après-midi à l'occupation du site de Sivens (Tarn) par des zadistes, en s'emparant d'une trentaine de récalcitrants, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

Douze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, et les forces de l'ordre n'avaient pas recensé de blessés à 14h45, a précisé une source proche du dossier.

Après avoir cerné de plus en plus près une trentaine d'occupants qui refusaient de partir, les gendarmes mobiles, en grand nombre, se sont saisis d'eux.

 

Résistance passive

Malgré la résistance passive des zadistes qui tentaient de s'accrocher les uns aux autres, les forces de l'ordre ont réussi à les séparer, sur le lieu même où le jeune écologiste Rémi Fraisse était mort le 26 octobre dernier, tué par l'explosion d'une grenade offensive de la gendarmerie.

Tandis que plusieurs des interpellés étaient menottés, le gros de la troupe était escorté vers la sortie de la zone par les gendarmes, a constaté l'AFP.

 

"Intervention rapide et sans violence".

Trois derniers zadistes restaient perchés à 12 mètres de haut sur un échafaudage, et une équipe spécialisée de la gendarmerie devait se charger de les faire descendre.

Une source préfectorale s'est félicitée de cette "intervention rapide et sans violence".

 

Vote d'un projet réduit

Il s'est passé environ deux heures entre l'entrée sur le site des gendarmes et la prise de contrôle de la zone par les gendarmes mobiles qui étaient plus de 300 mobilisés cette semaine pour empêcher les heurts entre pro et antibarrages puis pour expulser les zadistes.

La justice avait ordonné leur expulsion fin février mais le gouvernement avait décidé d'attendre le choix du conseil général du Tarn sur une solution de remplacement au projet de barrage initial, écarté mi-janvier par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, qui l'estimait surdimensionné.

L'assemblée départementale a voté massivement (43 voix sur 46) vendredi matin en faveur d'un projet réduit, donnant ainsi le feu vert à l'évacuation, immédiatement ordonnée par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

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