TV5 : La chasse aux cyberjihadistes

[Pierre Verdy / AFP/Archives]

La riposte est à la hauteur de l’attaque subie. «Déterminé» à combattre les responsables de la cyberattaque menée sur la chaîne TV5 Monde mercredi soir, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré ce jeudi que l’enquête était «lancée». 

 

La Direction ­générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été saisie pour traquer les auteurs de cette "atteinte inacceptable à la liberté d’information et d’expression", selon les termes de Manuel Valls, sur Twitter.

Preuve de la mobilisation du gouvernement, Bernard Cazeneuve, Fleur Pellerin et Laurent Fabius se sont rendus dans la matinée au siège de TV5, avant que la ministre de la Culture ne rencontre dans l’après-midi les dirigeants des médias audiovisuels pour les appeler à la vigilance, des attaques "similaires" n’étant pas exclues.

 

Une action coordonnée

Alors que la chaîne est parvenue à rétablir sa diffusion après cette ­attaque "sans précédent dans l’histoire de la télévision", selon son ­directeur général Yves Bigot, les enquêteurs traquent le Cybercaliphate, qui a revendiqué, au nom de Daesh, le piratage des canaux de diffusion, du site internet et des comptes ­Facebook et Twitter de TV5.

Ce groupe de hackers, à l’origine encore inconnue, aurait réussi à pénétrer le système interne de la chaîne grâce au vol d’un mot de passe et à l’installation d’un logiciel espion. Une action "coordonnée et préméditée", selon Gérôme Billois, spécialiste en cybersécurité.

Un geste qui prouve que la Toile, en plus d’être un outil de propagande pour les jihadistes, est devenue un nouveau théâtre d’opérations. Ayant appelé les "soldats de France" à se tenir "à l’écart de l’Etat islamique" via la page Facebook de TV5, les pirates auraient diffusé des pièces d’identité de proches de militaires français impliqués au Moyen-Orient. Pour, une nouvelle fois, semer la peur. 

 

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