Trains Intercités : renforcement de certaines lignes, suppression d'autres

Un train Corail en gare de Caen.[Mychele Daniau / AFP Archives]

Le député socialiste Philippe Duron, président d’une commission sur l’avenir des trains Intercités, rend ce mardi son rapport. Il estime nécessaire de "revisiter complètement l’offre" et de "dynamiser le réseau". C'est pourquoi la SNCF va renforcer certaines lignes et en supprimer d'autres. 

 

"Il faut revisiter complètement l'offre, dynamiser le réseau et offrir des solutions adaptées à la demande", a expliqué à l'AFP le député du Calvados Philippe Duron, spécialiste des transports, en insistant sur "l'urgence d'agir". Le rapport de la commission qu'il préside sur l'avenir des trains Intercités, en déficit de 400 millions d'euros, préconise de renforcer certaines lignes mais d'en supprimer d'autres. 

Il s'agirait de la suppression des lignes qui chevauchent les lignes régionales. La commission recommande également la conservation de seulement quatre lignes de trains Intercités de nuit, ainsi que l'ouverture à la concurrence en délégation de service public. 

 

Renouvellement

Selon le député, la priorité se situe dans le renouvellement du matériel. "C’est une urgence, estime-t-il. il y a un problème de sécurité et d'attractivité commerciale. Les trains ont en moyenne plus de 35 ans, on ne peut pas attendre" pour remplacer les vieux wagons Corail.

Selon Philippe Duron, il faut également "revisiter le périmètre". Les trains "doivent relier des grandes villes, avec une vitesse, des temps de parcours acceptables". Les trains, qui, à ses yeux, "font du cabotage", doivent être remplacés par des trains régionaux, les TER.

 

L'autocar comme alternative

"Quand vous voyez qu'un train Intercités, pour faire Bordeaux-Lyon, met plus de six heures, là où une compagnie aérienne low-cost met une heure, ça n'a pas de pertinence", souligne-t-il. Par ailleurs, la solution de l’autocar doit être envisagée, dans certains cas, pour effectuer des liaisons rapides, "quand l'état de la voie ferrée ne permet pas d'atteindre une vitesse comparable".

"Sur des lignes comme Paris-Cherbourg ou Paris-Amiens, la SNCF pourrait gagner de l'argent », estime le député qui ajoute que "la SNCF doit améliorer ses méthodes de production".

"Nous sommes allés en Autriche, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a pas de fatalité au déclin", a enfin déclaré le président de la commission.

 

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