JO 2024 : Paris en forme olympique

Paris veut mettre ses atouts en avant pour obtenir l'organisation des JO. Paris veut mettre ses atouts en avant pour obtenir l'organisation des JO. [Jochen Luebke / DDP/AFP/Archives]

La capitale, qui dispose de nombreux atouts pour s’imposer, veut à tout prix éviter de répéter le cuisant échec de la précédente candidature pour 2012.

Renaud Lavillenie, Laure Manaudou, Laura Flessel... Les champions olympiques français seront sur le pont ce mardi après-midi autour d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, pour l’annonce officielle de la candidature de la capitale à l’organisation des JO de 2024. Un second temps fort aura ensuite lieu, à l’initiative de l’Etat, le 14 juillet.

Après l’échec de Paris 2012, la ville monte un dossier béton, qui sera remis au Comité international olympique en septembre. Objectif : montrer toutes ses qualités pour prendre la tête de ce marathon, la désignation de la ville hôte étant prévue pour l’été 2017.

Des équipements sportifs à la hauteur de l’événement

Pour appuyer son dossier, Paris dispose d’enceintes sportives qui ont fait leurs preuves, telles que le Stade de France. Ce dernier était hôte de la Coupe du monde de football en 1998, des Mondiaux d’athlétisme (2003) et de la Coupe du monde de rugby (2007). D’autant que l’arène de 80 000 places doit être en partie rénovée en vue de l’Euro 2016.

A cela s’ajoutent le complexe de tennis de Roland-Garros, qui doit être modernisé et agrandi d’ici à 2018, et un Vélodrome national flambant neuf, à l’ouest de Paris, qui a déjà accueilli avec succès les mondiaux de cyclisme sur piste en février dernier. Seule ombre au tableau : l’absence de piscine olympique d’au moins 12 000 places, dont le coût pourrait frôler les 70 millions d’euros.

Un budget élaboré pour réduire les coûts

Pour attirer le monde entier sur la piste parisienne, la France annonce un budget total maîtrisé : 4,2 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 2 autres milliards pris en charge par le CIO. Trois milliards d’euros seraient consacrés aux seules infrastructures et 60 millions pour le simple fait de se porter candidat.

Cette enveloppe globale correspond aux attentes du Comité international olympique, peu enclin à répéter l’erreur d’Athènes. Les 13 milliards d’euros des Jeux de 2004 pèsent encore sur la dette grecque. Londres avait quant à elle dépensé 11 milliards d’euros en 2012, compensés par des retombées économiques équivalentes, mais sans plus.

Une capacité à transporter et à accueillir les visiteurs

Le transport entre les différents sites est un autre atout des tricolores. Les JO profiteraient du maillage existant et accéléreraient la construction du Grand Paris Express, dont l’aboutissement est jusqu’ici prévu pour 2030. Les équipements situés à plus de 20 kilomètres de la capitale (vélodrome, golf, stade nautique) seront tous accessibles en supermétro (lignes 15 et 18). Et il y aura moins de 45 minutes de trajet entre chaque lieu, même de banlieue à banlieue.

Le financement de ces transports (30 milliards d’euros) est déjà acté et n’est pas à ajouter aux frais d’organisation des Jeux.

Une expérience rassurante des grands rendez-vous

Sport (Euro 2016), grandes conférences (COP21), culture (projet d’Exposition universelle en 2025)… La France sait monter des dossiers ambitieux et les défendre à l’international.

Et elle a su apprendre de l’échec amer de Paris 2012, marqué par le manque de lobbying malgré une candidature exemplaire. Cette fois, la capitale a pris son temps avant de se prononcer et a donné la main au monde sportif.

Un symbole pour les visiteurs du monde entier

Face à ses concurrents, Paris a une ultime carte à jouer : son rayonnement à l’international, alors que ces JO auraient lieu tout juste un siècle après les derniers organisés à Paris, en 1924.

Le pays le plus visité au monde peut faire rêver avec un marathon passant au pied de la tour Eiffel ou des rassemblements réguliers sur les Champs-Elysées. Un attrait touristique qui permet déjà à la Ville lumière de disposer des capacités d’accueil nécessaires, avec 3 000 hôtels intra-muros et autant dans le reste de la région parisienne.

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