Un détenu s'évade de la prison de Foix

Evasion à la prison de Foix, un détenu toujours en fuite [Anne-Christine Poujoulat / AFP]

Un détenu était toujours en fuite lundi après-midi après s'être échappé de la maison d'arrêt de Foix (Ariège) au petit matin, son compagnon d'évasion ayant été intercepté avant d'avoir pu franchir l'enceinte de l'établissement, a-t-on appris de source syndicale pénitentiaire.

 

L'alarme n'a pas fonctionné, et c'est un autre détenu qui a alerté le commissariat de Foix à 05H15 à l'aide d'un téléphone portable, objet en principe interdit en prison, a indiqué à l'AFP Laurens Maffre, délégué régional de l'Ufap-Unsa, syndicat majoritaire de l'administration pénitentiaire.

Les deux hommes, âgés de 45 et 27 ans, se sont faufilés à travers le plafond de la cellule qu'ils partageaient, dans un espace "très étroit", aboutissant dans les combles avant de monter sur le toit. Utilisant des draps noués, ils ont ensuite escaladé un mur pour atteindre la porte d'entrée, et l'un des deux hommes s'est servi d'un matelas pour franchir la clôture électrique, a détaillé M. Maffre.

 

Un des détenus interpellé avant la fuite

Le plus jeune n'a pas pu monter et a été interpellé par les surveillants de nuit qui, alertés par le commissariat, ont réalisé une ronde dans l'enceinte de la prison, a précisé le délégué.

Le détenu encore en cavale avait été condamné à quelques mois de prison pour un vol, et devait être libéré en novembre 2015. Il avait été incarcéré à Perpignan avant d'être transféré à Foix. Le second, originaire de Nîmes, avait été lui aussi condamné à "de petites peines pour vol, outrage, violence", a ajouté M. Maffre.

La prison de Foix compte actuellement 103 détenus pour 66 places, selon M. Maffre, qui estime cependant qu'elle fait partie "des établissements les mieux tenus de la région." A Foix ou dans "d'autres établissements, on a des défaillances, des alarmes qui se déclenchent parfois intempestivement, ou au contraire qui ne se déclenchent pas, c'est pas faute d'avoir alerté", a-t-il réagi, soulignant qu'il fallait "se poser la question des alarmes sur cet établissement."

 

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