Paris : l'église Sainte-Rita échappe à la démolition... pour l'instant

Sainte-Rita, l’église des animaux, est menacée de destruction. [MATHIEU PATTIER/SIPA]

A la suite du rassemblement d'opposants à sa destruction, qui était prévue lundi, l'église parisienne Sainte-Rita a obtenu un sursis.

 

Une soixantaine de fidèles, de riverains et d'élus politiques étaient présents à 8h du matin pour faire face aux bulldozers qui étaient venus pour démolir la paroisse célèbre pour ses bénédictions d'animaux. Ils étaient rassemblés derrière une banderole "Non à la spéculation ! Sauvons Sainte-Rita". Le maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon (Les Républicains), était notamment présent parmi eux.

 

 

Frédéric Lefebvre (LR), député de la première circonscription des Français établis hors de France, et mobilisé de longue date en faveur de la préservation de l'édifice a indiqué avoir déposé un recours devant la justice. Ce document dénonce le permis de construire, qui aurait expiré le 31 décembre 2014, après plusieurs années de procédure judiciaire. Le propriétaire serait donc dans l'obligation de le renouveler.

Dans le courant de l'après-midi, les résistants étaient encore une vingtaine à braver le mauvais temps sur le parvis. Les ouvriers, qui se retrouvaient dans l'impossibilité de commencer les travaux préparatoires, avaient quitté les lieux.

 

Des opposants déterminés

"Nous attendons le référé d'un juge d'un moment à l'autre. Mais quoiqu'il en soit, nous serons là demain matin et les jours suivants, jusqu'à ce que les forces de l'ordre nous déloge", souligne avec détermination François Lusinchi, le président de l'association Paroisse Sainte-Rita.

Une ultime messe a été célébrée dimanche sur le trottoir, où une table pliante faisait office d'autel. "Nous sommes une église SDF", avait alors résumé avec gravité le prêtre de la paroisse. Un promoteur immobilier doit en effet raser l'église pour la remplacer par un parking et des logements.

 

 

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles