COP21 : peut-on arriver en retard au travail lundi ?

Le caractère exceptionnel de la situation pourrait amener les patrons à faire preuve de nuance et de tolérance.[THOMAS SAMSON / AFP]

La préfecture de police recommande aux Franciliens de n'emprunter dimanche 29 et lundi 30 novembre ni les transports en commun, ni la voiture. Si ces annonces peuvent sembler ubuesques, elles n'enlèvent rien au fait qu'un employeur puisse sanctionner son salarié pour son retard.

En effet, ces recommandations ayant été respectivement formulées les 25 et 27 novembre, les travailleurs franciliens s’exposent, en principe, à des sanctions en cas de retard au travail lundi 30 novembre. L’employé est, dans cette situation précise, averti suffisamment à l’avance du risque encouru au regard de la jurisprudence.

Selon une jurisprudence constante, la tenue de la COP21 ne constitue en rien un événement imprévisible, car selon elle, un mouvement de grève annoncé au moins 48 heures à l'avance est prévisible. A l’inverse, de violentes intempéries bénéficient, elles, d’une marge de tolérance. Les salariés en retard le 30 novembre auront donc peu de choses à opposer à un employeur incompréhensif. Sauf peut-être lui rappeler qu'il existe peu d'alternative à la voiture et aux transports en commun pour se déplacer.

Le caractère exceptionnel de la situation pourrait néanmoins amener les entreprises à faire preuve de nuance. Pour éviter la pagaille annoncée, le ministère de l'Environnement a ainsi invité les entreprises à "reporter les livraisons non indispensables et à faciliter le télétravail de leurs employés dont les trajets se situent sur les axes concernés". Les salariés n'ont plus qu'à espérer que le message soit entendu.

 

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