Le projet initial du barrage de Sivens définitivement abandonné

Des gendarmes évacuent des opposants au barrage de Sivens (Tarn), le 6 mars 2015  [PASCAL PAVANI / AFP/Archives] Des gendarmes évacuent des opposants au barrage de Sivens (Tarn), le 6 mars 2015 [PASCAL PAVANI / AFP/Archives]

Le projet initial de barrage à Sivens a été définitivement abandonné avec la signature vendredi d'un arrêté par les préfets du Tarn et du Tarn et Garonne, a annoncé dimanche le sénateur du Tarn et Garonne François Bonhomme sur Twitter.

"Quand l'Etat signe un arrêté d'abandon de la retenue de Sivens en catimini", a tweeté le sénateur DVD, parlant de "gâchis", de "capitulation" et de "Noël de la lâcheté". Cet arrêté, publié par France 3 Midi-Pyrénées, abroge la déclaration d'intérêt général du projet de barrage, abrogation qui devra être affichée pendant une durée minimale d'un mois. L'arrêté est susceptible d'un recours devant le tribunal administratif de Toulouse, précise le texte.

Ce barrage a suscité une vive controverse et a été à l'origine de manifestations avec des heurts lors desquels le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué par une grenade offensive lancée par un gendarme le 26 octobre 2014. Le 11 décembre, le conseil départemental du Tarn a adopté l'accord transactionnel proposé par l'Etat sur une compensation de 3,4 millions d'euros sur l'abandon du projet: 2,1 ME pour les dépenses en pure perte et 1,3 ME pour réhabiliter la zone humide.

Un autre projet, avec une retenue d'eau réduite de moitié, est à l'étude et devrait être lancé prochainement. Il est défendu par les syndicats agricoles pour des questions d'irrigation. Surnommé le "Sivens light", il est combattu par les zadistes qui estiment que le barrage est inutile et que les petites retenues d'eau collinaires alentours sont suffisantes aux besoins d'irrigation.

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