Des médecins généralistes moins nombreux

Les effectifs des généralistes ont baissé dans ­quatre-vingt-un départements. [© INNAMORATI/SINTESI/SIPA]

Un diagnostic inquiétant. Si le nombre total de praticiens ne baisse que lentement, la spécialité de médecine générale traverse une grave crise de vocation.

Un rapport du Conseil de l’ordre national des médecins, paru jeudi, révèle que, depuis 2007, le nombre de généralistes, très touchés par les départs à la retraite, a diminué de 8,4 % sur l’ensemble du territoire. Un constat d’autant plus inquiétant que «cette chute devrait se poursuivre jusqu’en 2025», note l’Ordre, se traduisant par la perte d’un médecin généraliste sur quatre d’ici là. 

Et ce, alors que le nombre de spécialistes en activité est en constante augmentation depuis huit ans. D’après le rapport, ils devraient même être plus nombreux que leurs confrères en 2020.

Paris et la Nièvre concernés

Dans le détail, le rapport du Conseil de l’ordre montre que les effectifs des généralistes ont baissé dans ­quatre-vingt-un départements. Parmi les territoires les plus touchés, ­figurent Paris et la Nièvre (-25 %), devant l’Yonne et les Yvelines (-21 %). Ces fortes baisses inquiètent particulièrement dans les espaces qui étaient déjà touchés par une faible densité de généralistes.

Parmi ces ­déserts médicaux figurent le Centre, avec 107,5 praticiens pour 100 000 habitants, ou encore la Bourgogne, avec 113,1 généralistes pour 100 000, sachant que la moyenne nationale est de 132. A contrario, seuls treize dépar­tements enregistrent une hausse du nombre de généralistes, ­notamment les deux Savoie, le Doubs, la Loire-Atlantique, ou ­encore les Pyrénées-Orientales. 

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