La mairie de Béziers placarde des affiches contre les migrants

Des affiches équivoques ont fleuri ce mardi matin sur les panneaux publicitaires de Béziers.

Une nouvelle provocation ? Robert Ménard, le maire apparenté FN de Béziers (Hérault), a lancé une campagne d’affichage pour dénoncer l’ouverture d’un centre d’accueil des demandeurs d'asile (Cada) dans sa ville. Il envisage également de lancer une consultation sur l’accueil des migrants.

Selon Midi Libre, des affiches montrant un groupe d’hommes rassemblés devant la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers avec cette mention : «Ça y est ils arrivent... les migrants dans notre centre-ville !» ont fleuri ce mardi matin sur les panneaux publicitaires de Béziers. Toutes sont coiffées par l’inscription «L’Etat nous les impose». Sur les réseaux sociaux, l'information a largement été commentée.

 

 

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Robert Ménard avait dénoncé vendredi l'ouverture prochaine d'un Cada. «Un de plus. Et en plein centre-ville», fustigeait l’édile dans un communiqué, ajoutant que la préfecture de l'Hérault ne l'avait pas informé. Dimanche, la préfecture précisait que ce Cada était une extension du centre existant de la Cimade, dont la capacité doit passer de 50 à 90 places. Ce centre doit accueillir les personnes ayant formulé une demande d'asile, dans l'attente de l'examen de celle-ci.

Par ailleurs, on apprenait mardi que le maire de Béziers avait inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil municipal du 18 octobre une délibération pour «l'organisation d'une consultation pour avis des électeurs» à propos de ce centre. La question posée aux habitants de Béziers serait : «Approuvez-vous l'installation de nouveaux migrants, imposée par l'État, sans consultation du conseil municipal ?».

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Sauf que les consultations municipales ne peuvent être organisées que pour des sujets relevant du domaine de compétences des mairies. Or l’accueil des migrants n’en relève pas. Si cette consultation devait se tenir, elle n’aurait donc pas de base légale.

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