Le mouvement «Fraternité générale» a grandi depuis les attentats

Spontané et apolitique, le mouvement veut agir au travers des citoyens. Spontané et apolitique, le mouvement veut agir au travers des citoyens.[©AFP PHOTO / PATRIK KOVARIK]

«Fraternité générale», né au lendemain des attentats qui ont ensanglanté la région parisienne le 13 novembre dernier, est désormais en marche.

Il s’est donné pour mission de «faire résonner la grande oubliée de la devise républicaine». Spontané et apolitique, soutenu par des personnalités comme Stéphane Bern, Juliette Binoche ou encore Hubert Reeves, il a pour but de répondre à la haine et au repli sur soi grâce à des actions citoyen­nes sur l’ensemble du territoire.

A lire aussi : Quelle est l'origine de la minute de silence ?

Alors qu’une collection de trente clips traitant de la fraternité est diffusée dans les médias et au cinéma depuis le 15 octobre, la solidarité est au premier plan. Depuis mercredi et jusqu’à jeudi prochain, plus de 500 événements impulsés par l’association sont organisés dans le pays et même au-delà de nos frontières.

Des projets tous azimuts

Tous les domaines sont concernés. Des «terrasses musicales» sont ainsi mises en place, comme avec Fathi Tabet à Montpellier, New Religion au quai d’Austerlitz, à Paris, ou Expression à Agen. Dans le même temps, la station de métro Hôtel-de-Ville accueille, dans la capitale, une exposition photo dédiée, tandis que le musée Picasso se penche sur le symbole de la paix, la colombe.

A lire aussi : Sept Français sur dix n'ont pas changé leurs habitudes depuis les attentats 

Le président de l’association, le philosophe Abdennour Bidar, sera quant à lui ce soir à Marseille au cœur d’une «rencontre fraternelle» avec des élèves de l’Ecole de la deuxième chance, tandis qu’à Bayonne, les valeurs du rugby sont mises en valeur par l’art urbain.

Preuve que le mouvement a pris une ampleur nationale, le milieu pénitentiaire et la protection judiciaire de la jeunesse mènent également des actions de leur côté. Autant de signes qui montrent bien que «la fraternité, morale et sociale, est une urgence», affirme Abdennour Bidar. 

fraternite-generale.fr

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles