Violences conjugales : le plan de l’État pour aider les femmes

Présenté à deux jours du 25 novembre, journée internationale de mobilisation contre les violences conjugales, ce plan intègre plus d’une centaine de mesures. [Jacques Demarthon / AFP]

Le fléau touche plus de 200.000 femmes par an. La ministre des Familles, Laurence Rossignol, doit présenter mercredi 23 novembre en Conseil des ministres un nouveau plan de lutte contre les violences conjugales.

Présenté à deux jours du 25 novembre, journée internationale de mobilisation contre ces violences, ce plan intègre plus d’une centaine de mesures.

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Etalé sur trois ans, il mobilisera entre 125 et 140 millions d’euros, une somme deux fois supérieure au dernier plan mis en place, en 2013, par Najat Vallaud-Belkacem.

Trois objectifs principaux

Souhaitant mieux protéger les victimes, le gouvernement entend d’abord améliorer leur parcours de soins, mais aussi mieux les aider dans leurs recours juridiques. L’action publique à l’égard des jeunes femmes (âgées de 18 à 25 ans) et de celles vivant en milieu rural va aussi être musclée. Enfin, le gouvernement souhaite s’attaquer au sexisme «qui banalise la culture des violences et du viol».

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Pour ce faire, les autorités consolideront les moyens existants comme le 3919, la ligne violences femmes info, qui reçoit 50.000 appels par an en moyenne. Le dispositif Téléphone grand danger (TGD, avec une touche préprogrammée pour alerter les forces de l'ordre), distribué aujourd’hui à 530 femmes, va également être généralisé à tout le territoire

Le plan prévoit en outre de systématiser la formation des professionnels – policiers, médecins ou encore travailleurs sociaux – encadrant les victimes de violences conjugales. Plus de 300.000 ont déjà été formés depuis 2014.

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