La justice confirme la fermeture de la mosquée de Stains

Dans l'arrêté pris le 2 novembre par la préfecture de Seine-Saint-Denis, il était notamment reproché à la mosquée Al Rawda, qui accueillait près de 600 fidèles lors de la prière du vendredi, d'avoir laissé la parole à un imam qui "tenait ouvertement des prêches radicaux".[AFP]

Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté mardi le recours des responsables d'une mosquée de Stains (Seine-Saint-Denis), qui contestaient la fermeture début novembre et jusqu'à la fin de l'état d'urgence de ce lieu de culte soupçonné de promouvoir l'islamisme radical.

Le tribunal, saisi d'un référé-liberté (procédure d'urgence) pour "préjudice à la liberté de culte", a fait "litière de l'argumentation de l'association", ont réagi ses avocats, William Bourdon et Vincent Brengarth, qui entendent désormais contester la fermeture devant le Conseil d'Etat.

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"Aucun élément ne permet pourtant d'établir l'influence qu'exercerait la mosquée sur le terrorisme et que lui prêtent de façon péremptoire les services de l'Etat", estiment-ils, affirmant que "bien au contraire, l'islam qui y est prôné est un islam républicain".

Dans l'arrêté pris le 2 novembre par la préfecture de Seine-Saint-Denis, il était notamment reproché à la mosquée Al Rawda, qui accueillait près de 600 fidèles lors de la prière du vendredi, d'avoir laissé la parole à un imam qui "tenait ouvertement des prêches radicaux" ou encore de compter parmi ses anciens fidèles "de très nombreux individus jihadistes".

 

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