Lorsque quelqu’un change d’avis ou de camp subitement, on peut dire qu’il «tourne casaque».
Une expression dont l’origine remonte au XVIIe siècle et que l’on doit à un prince opportuniste : Charles-Emmanuel Ier de Savoie. Selon les circonstances et son intérêt, il s’alliait en effet tantôt à la France, tantôt à l’Espagne. Des changements que cet aristocrate rusé affichait grâce à sa casaque, une longue tunique militaire portée à l’époque par-dessus l’armure.
Une casaque, deux couleurs
Celle de Charles-Emmanuel Ier de Savoie arborait deux couleurs : le blanc d’un côté, rappelant la monarchie française, le rouge de l’autre, rappelant les armoiries du roi d’Espagne.
Une astuce simple mais efficace puisque, pour montrer sa fidélité à un camp ou bien à l’autre, quand le besoin s’en faisait sentir, le prince n’avait qu’à – littéralement – «tourner sa casaque».
Ce geste est ensuite devenu une expression, qui a servi à désigner, dans la sphère militaire, les soldats qui décidaient de rallier l’ennemi. Au fil des siècles, la casaque a évolué, étant désormais utilisée dans le milieu équestre. Mais la locution, elle, a perduré dans le langage courant, inspirant notamment l’expression «retourner sa veste».
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