Tout savoir sur Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen

Louis Aliot a récemment confié qu'il ne sera «ni ministre ni Premier ministre» en cas de victoire de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Louis Aliot a récemment confié qu'il ne sera «ni ministre ni Premier ministre» en cas de victoire de Marine Le Pen le 7 mai prochain. [PASCAL GUYOT / AFP]

Il serait le premier homme à devenir «Première dame» si Marine Le Pen est élu présidente de la République en mai prochain. Zoom sur la biographie de Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de la leader d'extrême droite.

Naissance et formation

Né le 4 septembre 1969 à Toulouse, Louis Aliot est issu d'un père originaire d'Ax-les-Thermes (Ariège) et d'une mère rapatriée d'Alger, en Algérie. Dans un contexte marqué par la guerre d'Algérie, celle-ci a fait un grand écart idéologique, passant de la gauche socialiste à la droite nationaliste. Un revirement qui n'est sans doute pas étranger au positionnement politique du jeune Louis.

En 1997 et 2001, il obtient un DEA en science politique et un doctorat en droit public à l'université de Toulouse, avant de devenir chargé d'enseignement pendant quelques années.

Ascension dans la bulle du FN

C'est en 1988, à l'âge de 19 ans, que Louis Aliot se rapproche du parti frontiste. En cause, explique-t-il : «A Lavelanet, dans mon département, lors d'un meeting de Jean-Marie Le Pen, j'ai croisé la haine : celle de la gauche "humaniste", "tolérante" et "progressiste" qui braillait dans la rue, le poing levé en chantant L'Internationale

Particulièrement engagé, il devient en 1991 major de l'université d'été du Front national de la jeunesse (FNJ), qui rassemble alors quelque deux cent mille militants. En 1997, il occupe son premier poste officiel au sein de l'organisation, en tant que délégué régional du FNJ en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En 2001, il est nommé coordinateur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen par le Menhir lui-même, aux côtés de Bruno Gollnisch. Il participe à l'écriture de ses discours et sera à l'origine d'un des axes fondamentaux de la campagne de 2002 : «La République référendaire».

Aux côtés de Marine Le Pen, au bureau...

Dans les petits papiers du FN, Louis Aliot devient assistant parlementaire de Marine Le Pen au Parlement européen en 2004, puis secrétaire général du parti en 2005, ce qui lui permet d'écarter du mouvement les figures les plus radicales (une stratégie de dédiabolisation qui lui a notamment valu le surnom de «Loulou la Purge» par ses opposants).

Le 2 mai 2010, il claque la porte du secrétariat général pour soutenir la candidature de Marine Le Pen à la tête du parti, qu'elle remportera début 2011 avec plus de 67 % des suffrages exprimés. La ténor du FN le nomme alors vice-président du parti en janvier 2011, puis directeur opérationnel de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Il devient ensuite député européen en 2014 dans la circonscription Sud-Ouest, la liste qu'il conduit arrivant largement en tête (24,7 % des voix) devant les listes UMP (18,5 %) et PS (15,7 %)

... et dans la vie

Côté vie privée, Louis Aliot, divorcé et père de deux enfants, officialise en 2010 sa relation amoureuse avec Marine Le Pen, elle-même divorcée à deux reprises. Il a récemment confié qu'il ne sera «ni ministre ni Premier ministre» et encore moins «Première dame», en cas de victoire de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Et pour cause : "On n'élit pas un couple à l'Elysée, mais un homme ou une femme. Les compagnes ou compagnons ne devraient même pas avoir leur mot à dire.» Devant un parterre d'étudiants de SciencesPo, en 2015, l'eurodéputé frontiste avait déjà assuré qu'il serait peut-être un «Premier homme», mais totalement déconnecté de la politique.

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