Immigration : le programme d’Emmanuel Macron

"Le devoir de l’Europe est d’offrir l’asile à ceux qui sont persécutés et demandent sa protection" écrit le candidat sur son site[GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Comme beaucoup de points de son programme, les mesures envisagées par Emmanuel Macron autour de l’immigration sont aux antipodes de celles de Marine Le Pen.

Sur son site, le candidat de En Marche est clair dès le début : «Le devoir de l’Europe est d’offrir l’asile à ceux qui sont persécutés et demandent sa protection (…) Dans ce contexte, la France doit prendre sa juste part dans l’accueil des réfugiés. Elle doit délivrer des titres à tous ceux dont elle juge qu’ils ont droit à l’asile sur son territoire.»

A ce propos, Emmanuel Macron s’est fixé quatre objectifs dans son programme. Tout d’abord, le candidat souhaite mettre l’accent sur l’intégration. Il propose notamment que «chaque étranger en situation régulière arrivant en France ait droit à une formation linguistique suffisante pour atteindre le niveau B1 (niveau qui permet la naturalisation)». D’un point de vue local, «les communes seront incitées à mener des actions complémentaires d’intégration».

Second objectif : promouvoir l’immigration de la connaissance. Afin, d’attirer les talents, Emmanuel Macron promet d'alléger les procédures et de réduire les délais d'obtention des visas «talents», des passeports réservés aux créateurs d'entreprise, aux investisseurs, aux chercheurs ou aux artistes. Il entend également développer les visas de circulation pour les professionnels et simplifier les modalités d’accès au travail pour tous les étudiants titulaires d’un master en France.

Huit semaines pour traiter les demandes d'asile

Concernant les demandeurs d’asile, le candidat veut réduire les délais de traitement pour arriver à une prise de décision sur leur statut en «huit semaines». Même ambition concernant les recours en cas de refus de demande : «Le jugement interviendra dans un délai de 6 à 8 semaines».

Enfin le candidat de En Marche prévoit de renforcer le corps de police des frontières européen et de s’attaquer «à la racine des causes de départ dans les pays d’accueil» en développant «des actions et des projets dans les principaux pays de départ et de transit des migrants».

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