Tout savoir sur Aurore Bergé, élue députée

Aurore Bergé est candidate aux législatives dans la 10ème circonscription des Yvelines.[MARTIN BUREAU / AFP]

Aurore Bergé, jeune élue locale des Yvelines, fait partie des nouveaux députés République en Marche qui vont faire leur entrée à l'Assemblée nationale. 

A 30 ans seulement, son parcours politique est déjà conséquent. Conseillère municipale de Magny-les-Hameaux et de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines depuis 2014, cette jeune versaillaise, diplômée en affaires publiques à Sciences Po Paris a commencé à militer contre le Front National dès l’âge de 16 ans.

Ancrée à droite, Aurore Bergé adhère à l’UMP en 2002. Elle fut responsable des Jeunes Pop (maintenant renommé Jeunes Républicains) des Yvelines entre 2005 et 2008 et tentera à deux reprises d’en devenir la présidente. Elle se retire la première fois, et est battue la seconde.

C’est grâce aux recommandations de Valérie Pécresse, l’une de ses mentors en politique, qu’elle s’installe en 2009 à Magny-les-Hameaux dans les Yvelines pour briguer la mairie de cette ville dirigée depuis longtemps par des personnalités de gauche. En 2014, âgée de 26 ans, elle est investie par l’UMP et l’UDI pour les élections municipales de la commune, mais perd face au candidat sortant et socialiste Bertrand Houillon. Elle devient malgré tout conseillère de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, et affirme sa présence aux prochaines municipales.

En 2012, elle soutient François Fillon pendant le congrès de l’UMP, affirmant à l'Obs admirer le Nicolas Sarkozy de 2007, mais pas celui de 2012, dont elle juge la campagne présidentielle trop à droite. Elle soutiendra pourtant ce dernier lors du congrès de 2014. Egalement proche de Jean-François Copé, Aurore Bergé accède au rang de conseillère UMP sous sa présidence en 2013.

Un parcours semé d’allégeances successives

D’abord un membre actif de la campagne pour la mairie de Paris menée par Nathalie Kosciusko-Morizet en 2014, Aurore Bergé rejoint les équipes de campagne d’Alain Juppé au sein de son pôle numérique. Après la défaite du maire de Bordeaux à la primaire de la droite et du centre, la jeune élue se rallie à DroiteLib en janvier 2017, un «mouvement pro-Fillon et anti-Macron» selon Le Lab/Europe 1, fondé par Virginie Calmels.

Mais en février dernier, après avoir assisté discrètement au meeting de Lyon d’Emmanuel Macron, Aurore Bergé refuse de rejoindre le groupe des «Femmes avec Fillon», et met fin à son adhésion aux Républicains.

Dénonçant une ligne trop droitière tenue par le candidat des Républicains, qui souhaitait notamment revenir sur l’adoption des couples homosexuels, et suite à la révélation de ses nombreuses affaires, Aurore Bergé décide de rallier les équipes de campagne d’En Marche !, un choix «de cohérence», affirmait-elle sur BFM TV.

Ce nouveau revirement politique lui a valu des critiques de la part de certaines personnalités de droite, dont Jacques Myard et d'autres proches de Jean-Frédéric Poisson, son rival investi par Les Républicains dans sa 10ème circonscription des Yvelines, candidat pour qui Aurore Bergé avait milité il y a cinq ans. 

Des remarques que la candidate aux législatives de la République en Marche taxe, sur son compte Twitter, de «faux comptes, mensonges, misogynie et vulgarité».

En mai 2016 déjà, elle dénonçait les propos sexistes tenus par des élus Républicains au cours d’une séance du Conseil de l’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines. L’un aurait indiqué avoir «envie de lui faire une Baupin», en référence au député de Paris accusé de harcèlement sexuel en 2016. Un autre conseiller aurait répondu «quand on voit Aurore, on a le bâton de berger». Les noms des élus en question n’ont pas été dévoilés. 

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