Législatives : dates, mode d'emploi et enjeux du scrutin

Les élections législatives se dérouleront les dimanches 11 et 18 juin prochains. [PHILIPPE DESMAZES / AFP]

L'élection présidentielle est à peine terminée, que la bataille des législatives démarre.

Les 11 et 18 juin prochains, les Français sont amenés une nouvelle fois à voter pour renouveler la composition de l'Assemblée nationale. CNews Matin vous donne le mode d'emploi de ce nouveau scrutin.

Où, quand et comment ?

Les élections législatives se dérouleront les dimanches 11 et 18 juin prochains. Comme l'élection présidentielle, la majeure partie des bureaux de vote seront ouverts dès 8 heures, et ce, jusqu'à 18 heures, voire 20 heures dans les plus grandes agglomérations. 

Hors métropole, les Français devront respecter un autre calendrier électoral. Par dérogation, les électeurs seront convoqués le samedi 3 juin en Polynésie française et dans les ambassades et postes consulaires d'Amérique, et le dimanche 4 juin dans les autres ambassades et postes consulaires. Tandis que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Saint-Barthélémy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon seront quant à eux appelés à voter le 10 juin. 

Pour le second tour, le scrutin sera organisé le samedi 17 juin pour l'Outre-mer, la veille de celui de la métropole.

Au total, les électeurs devront élire au scrutin majoritaire à deux tours les 577 députés - soit 539 députés en France métropolitaine, 27 dans les départements et territoires d'outre-mer et 11 représentant des Français à l'étranger - qui siégeront à l'Assemblée nationale pour les cinq prochaines années. 

Pour voter, les conditions sont identiques aux autres scrutins. A savoir : être âgé de dix-huit ans, de nationalité française, ne pas être privé de ses droits civiques et être inscrit sur les listes électorales de sa commune. Il est également possible de voter par procuration.

Quel mode de scrutin ?

Dès le premier tour, un candidat doit, pour être élu, recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés. Cela représente au moins 25% des électeurs inscrits.

Si aucun candidat n'est élu, un second tour est alors organisé où s'affronteront les candidats ayant obtenu un nombre de suffrages égal au moins à 12,5% des électeurs inscrits. Le candidat qui obtient le plus de suffrages exprimés, est élu même s'il ne s'agit pas de la majorité absolue.

En cas d'égalité,  l'âge des candidats tranchera. C'est le candidat le plus âgé qui sera élu.

Quels sont les enjeux ?

Traditionnellement, les Français ont tendance à donner la majorité au bord politique du président nouvellement élu. Comme ce fut le cas ces dernières années après la réélection de Jacques Chirac en 2002, mais aussi de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 et de François Hollande en 2012.

Mais face à l'échec des grands partis nationaux et l'émergence d'un nouveau mouvement - En Marche! - lors de la présidentielle, l'issue de ce scrutin est aujourd'hui très incertaine. Elle se révèle même être un défi pour le nouveau chef de l'Etat. Afin de pouvoir mener à bien son projet, Emmanuel Macron devra se constituer une majorité suffisante dans l'Hémicycle.

En cas d'échec, le président devra se résigner à mettre en place une cohabitation avec le parti vainqueur du scrutin. La dernière remonte à 1997, où Jacques Chirac avait nommé Premier ministre le socialiste Lionel Jospin.

Toutefois, le mouvement d'Emmanuel Macron est en tête des intentions de vote pour le premier tour des élections législatives, selon un sondage Kantar Sofres-Onepoint publié dimanche 7 mai. En Marche!, nouvellement rebaptisé «La République en marche» recueillerait ainsi près de 24% des intentions, contre 22% pour Les Républicains, 21% pour le Front national, 13% pour La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et 8% pour le Parti socialiste.

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