Présidente, Le Pen dissoudra l’Assemblée si le FN ne remporte pas les législatives

Gilles Lebreton, député européen FN et membre du «conseil stratégique de campagne» de Marine Le Pen a dévoilé les dispositions prises par le parti en cas d'échec aux législatives. [AFP]

Si la présidentielle se joue ce dimanche 7 mai, le vainqueur devra ensuite se lancer dans la bataille des législatives. Et Marine Le Pen, si elle était élue présidente, a déjà un plan en cas d’échec lors de ce nouveau scrutin.

C’est en effet ce que nous apprend l’édition du 3 mai du Canard Enchaîné. «Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la présidente dissoudra l’Assemblée», annonce ainsi au journal Gilles Lebreton, député européen FN et membre du «conseil stratégique de campagne» de Marine Le Pen.

Ce référendum, permis par l’article 11 de la Constitution, viserait alors à instaurer la «proportionnelle intégrale» à l’Assemblée nationale. Cette proposition telle qu’elle figure dans les «144 engagements présidentiels» de Marine Le Pen, prévoit une «prime majoritaire de 30% des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus».

De nouvelles élections

Dans l’éventualité où ce référendum serait remporté, la présidente FN procèderait alors à la dissolution de l’Assemblée nationale, ouvrant ainsi de nouvelles élections législatives. Comme le précise le Canard Enchaîné, fort de sa nouvelle règle de la «proportionnelle intégrale», il suffirait alors au FN de remporter 20% des voix pour obtenir la majorité à l’Assemblée. Et donc gouverner sans les obstacles d’une cohabitation… 

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