Pas de mise en examen pour les enfants Fillon

L'ex-candidat de la droite à l'Elysée François Fillon, le 21 avril 2017 à Paris [Patrick KOVARIK / AFP/Archives] L'ex-candidat de la droite à l'Elysée François Fillon, le 21 avril 2017 à Paris [Patrick KOVARIK / AFP/Archives]

Deux des enfants du couple Fillon, Charles et Marie, ont été placés sous le statut de témoin assisté dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs qui a conduit à la mise en examen de l'ex-candidat de la droite à la présidentielle et de son épouse.

Convoqués ces dernières semaines par les juges d'instruction financiers en charge du dossier, ces deux enfants de François et Penelope Fillon sont ressortis de leur audition sous le statut intermédiaire de témoin assisté, selon cette source, confirmant une information du Parisien. Les magistrats ont considéré qu'il n'existait pas à ce stade d'«indices graves ou concordants» justifiant leur mise en examen pour le délit de «recel de détournements de fonds publics».

L'enquête des trois juges d'instruction saisis du dossier après une enquête préliminaire du parquet national financier vise notamment les emplois rémunérés de Penelope Fillon entre 1986 et 2013 - avec des interruptions - comme collaboratrice parlementaire auprès de son mari quand il était député de la Sarthe, puis de son suppléant à l'Assemblée, ainsi qu'à La Revue des deux mondes où elle avait été salariée en CDI, entre mai 2012 et décembre 2013. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces emplois. 

Des virements des enfants aux parents

François Fillon avait en outre lui-même annoncé qu'il avait employé ses deux enfants Charles et Marie comme collaborateurs à ses côtés quand il était sénateur entre 2005 et 2007, pour 3.000 euros en moyenne. Le Parisien avait révélé qu'une partie de ces salaires avait été rétrocédée aux parents sous forme de virements. Pour les avocats des enfants, il s'agissait de «remboursements» de dépenses engagées par le couple Fillon, un mariage pour Marie, un loyer et les charges courantes pour Charles.

Dans le volet des possibles emplois fictifs d'assistants parlementaires, Penelope Fillon a été mise en examen notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics, ainsi que François Fillon et son ex-suppléant à l'Assemblée Marc Joulaud pour détournement de fonds publics. L'affaire née des révélations du Canard enchaîné fin janvier, à quelques mois du premier tour de la présidentielle, a empoisonné la campagne du candidat de la droite, alors parti comme favori dans la course à l'Elysée, jusqu'à sa défaite en mai.

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