Paris : les «taxis volants» SeaBubbles ne circuleront pas sur la Seine

Fabriquées dans le sud de la France et testées à La Ciotat, les SeaBubbles devaient être déployées sur la Seine à Paris au printemps. Fabriquées dans le sud de la France et testées à La Ciotat, les SeaBubbles devaient être déployées sur la Seine à Paris au printemps.[© SEA BUBBLES]

Les SeaBubbles – ces «taxis volants» circulant sur l'eau – qui devaient être testés sur la Seine, ne circuleront finalement pas à Paris, a annoncé leur inventeur, le navigateur Alain Thébault.

«On ne va pas continuer à pédaler dans le vide en passant des mois à discuter avec les administrations», a-t-il expliqué. Les SeaBubbles devaient en effet être testées dans les prochaines semaines, mais face à des «règles complètement archaïques», Alain Thébault a été contraint à renoncer à ce rêve.

Selon lui, le port autonome de Paris lui proposait, pour s'installer, des pontons contre 1.000 euros par jour, «sans aucun branchement». Une aberration quand on sait que certaines villes, notamment en Suisse, sont prêtes à payer leur installation dans l'espoir d'attirer ce nouveau mode de transport

En septembre déjà, le navigateur réitérait son souhait de voir les SeaBubbles voler sur les eaux de la capitale, mais sous-entendait faire face à de grandes difficultés administratives. «On me dit : tu as inventé l'iphone à l'époque Nokia. L'avenir nous le dira mais les règles sont complètement inadaptées», avait-il témoigné à l'époque sur RMC.

«12 km/h, ce n'est pas raisonnable»

Mais le grand problème à Paris, c'est la règlementation concernant la vitesse des bateaux et autres péniches. Elle y est en effet radicalement limitée entre 12 et 18km/h selon les zones sur la Seine, pour des questions de sécurité mais surtout de pollution. Une problématique de santé publique qui ne s'applique pas aux Sea Bubbles, 100 % électrique. 

«On veut être utile au plus grand nombre. Et être utile à Paris, c'est aller deux fois plus vite que les gens qui sont dans les bouchons», a expliqué Alain Thébault, invité sur la matinale de RMC, ce lundi matin. Selon lui, «si les SeaBubbles pouvaient voler à 20 ou 30km/h, ce serait parfait».

Un prototype avait été testé le 16 juin dernier sur la Seine avec à son bord la maire de Paris Anne Hidalgo, qui soutient le projet depuis ses débuts. Ainsi, s'il est possible de revenir à Paris, Alain Thébault le fera sans hésiter, mais pas pour l'instant.

La strat-up s'installera en Suisse

Car dans le même temps, deux communes suisses se disent prêtes «à financer les infrastructures» des SeaBubbles. «L'écosystème suisse nous accueille à bras ouverts» a témoigné le navigateur. Dès avril prochain donc, une ligne pilote sera installée entre Genève et une ville voisine. Cinq Bubbles, intégrées au réseau de transport, serviront de taxis à la demande.

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Les SeaBubbles à propulsion électrique reprennent le principe de l'hydroptère développé par la start-up, avec des foils – deux arcs en fibre de verre immergés – qui, grâce à la vitesse, maintiennent le bateau hors de l'eau à quelque 50 cm au-dessus des vagues.

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