DSK donne son avis sur Macron, Trump et le PS

Interrogé en marge de la World Policy Conference, samedi 4 novembre à Marrakech, Dominique Strauss-Kahn est sorti de son silence pour aborder plusieurs sujets politiques.[FADEL SENNA / AFP]

Installé à Marrakech, Dominique Strauss-Kahn est venu assister, ce samedi 4 novembre, aux débats de la World Policy Conference, puis s’est exprimé sur Donald Trump, Emmanuel Macron ou encore l’avenir du PS.

Selon le JDD, Dominique Strauss-Kahn était venu rencontrer et écouter son ami Hubert Védrine, qui intervenait dans une table ronde de la World Policy Conference intitulée «L’Amérique et le monde un an après l’élection de Trump».

Une fois les débats clos, DSK s’est dirigé vers le studio de télévision installé à l’hôtel Four Seasons où se déroulait la manifestation. Un journaliste anglo-saxon l’a interrogé, en anglais puis en Français. Durant cet entretien, trois questions ont été posées l’ancien patron du FMI : quel avenir pour son parti, le PS ? Que pense-t-il des premiers pas d’Emmanuel Macron ? Quel jugement porte-t-il sur Donald Trump ? 

«Macron, il n'est ni de gauche ni de droite»

«Macron, il n'est ni de gauche ni de droite. Je voudrais qu'il soit de gauche et de droite», a notamment lancé DSK, avant de modérer ses propos tranchants. «Je crois que c'est une bonne chose que par moments, comme le fait Macron, parce que c'est l'intérêt du pays, les deux (gauche et droite, ndlr) puissent travailler ensemble». «Si Emmanuel Macron saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n'ont pas existé pendant les trente précédentes années», a poursuivi Dominique Strauss-Kahn.

Pour DSK, «il est temps que le PS disparaisse»

Sur l’avenir du PS au sein du monde politique, DSK s’est là aussi montré catégorique : «Non, je crois qu'il n'y en a pas et je crois que c'est une bonne chose. Le temps est venu de renouveler le centre-gauche français. L'élection d'Emmanuel Macron a créé une sorte de tremblement de terre dans la politique française. Ce parti qui est le mien, je le dis avec un petit peu de tristesse, mais c'est comme ça, n'a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait. Il est temps qu'il disparaisse et qu'une autre force, peut-être avec une partie des mêmes membres, apparaisse», a-t-il assené.

Donald Trump ne lui inspire pas confiance

Enfin, Dominique Strauss-Kahn s’est montré inquiet de l’action du président américain. «Je suis inquiet de la façon dont les États-Unis ont élu un homme qui ne me semble pas adapté à cette tâche», confie-t-il, tout en assurant ne pas souhaiter porter un jugement sur un dirigeant étranger. «Je ne crois pas obligatoirement qu'il faille toujours avoir des politiciens. Il peut y avoir des gens qui viennent de la société civile pour gouverner un pays. Mais à ce moment-là, il faut quand même respecter les règles, les codes, le fonctionnement de la vie politique, ce que Trump ne fait pas». DSK va plus loin, concluant : «Je pense que ça peut finir de façon assez dangereuse». 

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