Corse : l'Etat ne nous propose pas «une discussion» mais «une capitulation», dénonce Simeoni

Le leader autonomiste Gilles Simeoni regrette que l'Etat ferme la porte aux principales revendications de son camp.[Eric Feferberg / AFP]

L'Etat ne propose pas aux nationalistes corses «une discussion» mais «une capitulation», a dénoncé mardi auprès de l'AFP le leader autonomiste Gilles Simeoni, après avoir été reçu en début de semaine par Edouard Philippe et Gérard Larcher.

«On ne peut pas aller dans une discussion dans laquelle on nous demande de renoncer à tout par avance. Ce n'est plus une discussion, c'est une capitulation», a cinglé Gilles Simeoni dans un entretien à l'AFP. 

Ce dernier regrette notamment que l'Etat ferme la porte aux principales revendications de son camp (co-officialité de la langue corse, création d'un statut de résident...).

Manifestation «populaire et pacifique»

Une manifestation «populaire et pacifique» aura lieu «probablement le 3 février», à Ajaccio ou à Bastia, pour protester contre les portes «fermées» du gouvernement sur le dossier corse, a annoncé mercredi le président de l'exécutif local corse Gilles Simeoni.

Cette manifestation, dont la date doit encore être entérinée avec les élus et les mouvements corses, vise à dire que «nous ne participerons pas à un processus qui ne se situerait pas à la hauteur des enjeux», a affirmé l'élu autonomiste dans un entretien accordé à l'AFP.

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