Service national : Emmanuel Macron veut instaurer «une partie obligatoire de 3 à 6 mois»

Une femme officier de l'école de l'armée de l'Air observe, le 08 avril 2000 à Salon de Provence, des jeunes filles venues suivre pour la première fois la journée d'appel de préparation à la défense. [ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP]

Après la sortie médiatique de Benjamin Griveaux plus tôt dans la journée de mardi, Emmanuel Macron s'est à son tour prononcé sur le service national obligatoire et universel, qui était l’une des promesses de sa campagne présidentielle.

Lors du dîner de la presse présidentielle, le chef d'Etat s'est déclaré faborable à la mise en place d'un service universel en précisant qu'il souhaitait instaurer une partie obligatoire de 3 à 6 mois. 

Mardi matin, Benjamin Griveaux avait parlé d'une version revisisté du service national qui pourrait se transformer en «parcours citoyen» obligatoire d’une semaine par an. «Il sera universel, il concernera toute la classe d'âge et il sera obligatoire», avait-il inidiqué un peu plus tôt sur Radio classique et Paris première.

Contrairement au service militaire, ce parcours ne s’adresserait pas aux jeunes de 18 ans, mais à tous les élèves âgés de 10 à 16 ans. Moins coûteux pour l'Etat, il se déroulerait en trois étapes, dans les établissements scolaires, et serait encadré par des enseignants et des volontaires du service civique. 

Trois étapes avant un «passeport citoyen»

Franceinfo avait expliqué que pour la première étape, chaque année au collège, une semaine serait consacrée à la défense et à la sécurité, mais également «aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire». En classe de seconde, au lycée, la deuxième étape consisterait en une semaine d’immersion pour «favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles». Le système ressemblerait aux stages de troisième, mais serait appliqué au sein, par exemple, d'associations qui viennent en aide aux SDF ou aux personnes âgées.

Enfin, la délivrance d’un passeport citoyen, en fin de classe de seconde, serait la troisième et dernière étape de ce dispositif. Ce document symbolique pourrait permettre à chaque jeune de prolonger son engagement après ses 16 ans, s’il le souhaite. Un accès simplifié et moins cher au permis de conduire serait également proposé, parmi d'autres facilités, pour l'aider dans sa vie d'adulte.

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