Aveyron : ils organisaient des séances photo porno avec leur fille de 13 ans

Le photographe avait promis entre 1.500 et 2.000 euros aux parents de la jeune fille, âgée de 13 ans à l'époque des faits[AFP - Image d'illustration]

Mercredi, s'est tenue une audience sur une affaire de photographies pornographiques pas comme les autres, au tribunal correctionnel de Rodez. Non seulement les clichés mettaient en scène une mineure, mais les séances étaient de surcroît organisées par ses propres parents.

Ces derniers, jugés pour «corruption de mineur», étaient en effet accusés d'avoir organisé quatre séances photo pornographiques en faisant poser leurs deux filles. La plus jeune était âgée de 13 ans et l'autre était majeure au moment des faits.

Les faits reprochés se sont déroulés entre 2012 à 2014, à Crespin, dans l'Aveyron, comme le rapporte le journal La Dépêche, ce vendredi. 

C'est un photographe de charme, jugé lui-aussi pour «corruption de mineur», qui se chargeait de prendre les photographies des jeunes filles. Mais les parents, à qui le professionnel avait promis des cadeaux ou des rémunérations allant de 1.500 à 2000 euros - dont ils n'ont jamais vu la couleur-, ont également joué un rôle actif dans cette affaire.

«La mère rasait le pubis de sa fille, lui achetait des strings»

En effet, d'après le journal local, «la mère rasait le pubis de sa fille, lui achetait des strings» pour les quatre séances photo. Au total, 11.000 clichés des deux soeurs, «nues sous la douche, petites lingeries ou encore jambes écartées» précise La Dépêche, ont été retrouvés sur l'ordinateur du photographe.

Le père des modèles assistait, quant à lui, aux prises de vues.

Finalement, quand une camarade de collège de la jeune fille tire la sonnette d'alarme, à la suite de la publication de messages équivoques de la part de son amie sur les réseaux sociaux, les parents réagissent. Ils préviennent le photographe et détruisent le contenu du disque dur.

«Traitée comme un objet»

«J'ai du mal avec cette affaire et pourtant je suis à l'extérieur. Imaginez ce qu'éprouve la victime, aujourd'hui majeure», a dit le procureur, d'après La Dépêche. Avant d'ajouter : «Il y a un grand absent de ce procès : l'amour. Elle a été traitée comme un objet.» 

Le photographe a été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis et devra payer 5.000 euros de dommages et intérêts. La mère et le père ont écopé respectivement de quatre et trois ans d'emprisonnement, dont deux ans et un an assortis de sursis. Ils devront par ailleurs régler un montant de 8.000 euros de dommages et intérêts. La sœur de la victime a été relaxée.

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