Les ministres se penchent sur la réforme de la SNCF

Les syndicats doivent se réunir jeudi pour décider d'un éventuel mouvement d'ampleur. [ERIC CABANIS / AFP]

Une refonte lancée. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, doit présenter, aujourd’hui, en Conseil des ministres, le projet de loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances concernant le projet de refonte de la SNCF.

Selon l’Etat, le texte devrait consister en une liste des «thèmes des réformes» : la transcription dans la loi française des textes européens, qui prévoient l’ouverture à la concurrence, la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics, et la suppression du statut de cheminot pour les nouvelles recrues. Un débat est ensuite prévu avec le Parlement à ce sujet mi-avril. 

Le Premier ministre, Edouard Philippe, attend aussi de la part de la SNCF un «projet stratégique», dont le PDG, Guillaume Pepy, doit présenter, demain, les grandes lignes à Elisabeth Borne.

L’ensemble de ces annonces seront extrêmement scrutées par les syndicats, et notamment par le leader de la CGT, Philippe Martinez. Reçu hier par le Premier ministre, pour lui remettre son propre rapport sur la SNCF, ce dernier a accusé le gouvernement de «choisir l’affrontement» avec les cheminots. Selon Martinez, l’Etat aura la «responsabilité totale» d’un conflit à la SNCF s’il refuse de revoir ses positions et son calendrier.

Les quatre organisations représentatives – CGT, Unsa, SUD Rail et CFDT – doivent également se réunir, demain, afin de décider si elles lancent ou non un mouvement d’ampleur. Elles ont en tout cas déjà appelé à manifester le 22 mars, en même temps que les fonctionnaires. 

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