Les habitants de Beauvais en colère après le poisson d'avril de leur maire

Face à la vague d'indignation, la maire de Beauvais a présenté ses excuses. [DENIS CHARLET / AFP]

Le poisson d'avril de la mairie de Beauvais (Oise) ne passe pas auprès des habitants de la commune. En effet, la mairie avait annoncé l'implantation prochaine d'un magasin Ikea dans la zone d'activité Beauvais-Tillé.

«La célèbre enseigne suédoise de meuble et de décoration Ikea vient d'annoncer qu'elle avait décider de s'y installer», avait posté dimanche sur son compte Facebook Caroline Cayeux, la maire LR de Beauvais.

«C'est une excellente nouvelle pour le dynamisme et l'emploi à Beauvais et dans le Beauvaisis, et je m'en réjouis !, expliquait-elle dans la longue publication. C'est l'aboutissement d'une longue lutte avec d'autres villes du Nord de la France entre lesquelles Ikea hésitait depuis plusieurs années.»

L'annonce de création d'emplois avait réjoui de nombreux internautes, avant que l'élue ne révèle quelques heures plus tard dans un nouveau message qu'il ne s'agissait que d'une blague. «Quelle blague nulle ! Donc promettre la croissance de votre territoire et de l'emploi sont des poissons d'avril.... incroyable....», s'est plainte une internaute. «Vous avez donné de l'espoir inutilement à de nombreuses personnes (...). Une blague de très mauvais goût», a réagi une autre personne.

«Je reconnais que c'est une erreur»

Dans l'oppostion, un conseiller municipal PS, Mehdi Rahoul, a déploré sur RTL «une attitude qui illustre une fois de plus un mépris du maire vis-à-vis des Beauvaisiens» «Sortir un poisson d'avril faisant espérer 4.000 emplois, c'est une sacrée maladresse de la part de Caroline Cayeux», a-t-il encore souligné.

Face à cette vague d'indignation, la maire de Beauvais a présenté ses excuses. «Je dois avouer que cette année, ce n'est sans doute pas un des plus heureux que nous ayons fait, a-t-elle reconnu sur la même antenne radio. Je m'en excuse auprès de ceux auprès de qui j'ai créé une fausse attente et qui sont aujourd'hui déçus. Je reconnais que c'est une erreur.»

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