Meurtre d'Angélique : la femme du tueur présumé «au fond du trou»

Une photo prise le 1er mai 2018 à Wambrechies, dans le nord de la France, montre une photo d'Angélique, tuée et violée le 25 avril 2018. [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Si toute la population de Wambrechies est encore sous le choc du meurtre de la petite Angélique, 13 ans, la femme du tueur présumé, Laeticia R., est littéralement effondrée.

Selon l’une de ses amies, Alexandra (pseudonyme), qui s’est confiée à nos confrères de BFMTV, l’épouse de David R. «n'a plus d'avenir» et ne «sait pas du tout comment elle va s'en sortir».

«Là, elle est au fond du trou, elle n'a plus de passé parce qu’elle a été trompée par son époux, forcément, et elle n’a plus d’avenir. Aujourd’hui elle ne voit pas du tout d’issue, elle ne sait pas du tout comment elle va s’en sortir», a insisté son amie. 

Après avoir reconnu, jeudi dernier, la petite Angélique sur les photos de disparition diffusées par la police, Laeticia en avait parlé à son époux, qui lui a menti sans ciller, lui paraissant alors «totalement normal».

Un mari impassible

«Elle est rentrée le soir et en a parlé tout simplement à son époux, qui lui a dit ne pas être au courant et être choqué aussi que cette petite fille ne soit plus là», relate Alexandra. 

Malgré tout, David R. prévient tout de même son épouse qu'il risque d'être «arrêté et entendu» en raison de ses antécédents criminels.

«La chose qu’il lui a dite c’est que forcément, par rapport à son passé, il s’attendait à être arrêté et entendu. Elle n’a pas été surprise parce qu’elle connaissait une partie du passé de son époux, qui était qu’il avait fait de la prison étant jeune car il avait violé une femme, pas une enfant dans ce qui lui avait dit, qu’il avait violé une femme et qu’il était sous l’influence de l’alcool avec des copains. C’était un délire débile mais un délire de copains, voilà, il s’était fait embarquer dans cette bêtise-là.»

«Son univers s’est effondré»

Le jour de la révélation, les forces de l’ordre ne prennent pas soin d’appeler Laeticia R.

«Les policiers ne l'ont pas appelée pour la prévenir. Elle l'a su comme nous. Que le suspect qu’ils avaient arrêté et qu’ils interrogeaient depuis samedi avait avoué et qu’il avait conduit les policiers sur le lieu où ils ont retrouvé Angélique. Là, son univers s’est effondré. Elle sanglotait, elle avait beaucoup de mal à parler, elle était désolée. Ses premières pensées étaient pour la famille d’Angélique, pour Angélique. Elle se demandait comment ces pauvres gens allaient pouvoir continuer de vivre sans leur fille en connaissant toutes ces atrocités.»

Laeticia R. n’a pas parlé à son mari depuis son arrestation, et n'en a «pas envie du tout». «Qu’est-ce que vous voulez leur dire à ses enfants ? Comment on peut… Eux, c’est leur papa et leur raconter que c’est ce monsieur, que c’est cette personne qui a fait ça. À part les écouter, pleurer, elle ne sait pas. Car il n'y a pas d’excuse à donner même si c’est leur père», indique Alexandra. 

«Un sentiment de trahison, de dégoût, de honte»

Alexandra se dit «honteuse» de ne se souvenir que de quelqu'un de «souriant, très calme, très posé, très agréable». «Il disait toujours bonjour, toujours le sourire au visage. Je ne l'ai jamais vu en colère. C’est vraiment un sentiment de trahison, de dégoût, de honte. Honte d’avoir pu être amie avec lui», conclut-elle. 

Pour rappel, David R. a été mis en examen pour «séquestration de mineur de 15 ans pour faciliter un crime ou un délit», «viol sur mineur de 15 ans» et «meurtre sur mineur de 15 ans -avec la circonstance que ces faits ont été commis en récidive légale». Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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