Polémique Naomi : le Samu réclame plus de moyens

Le président de Samu Urgences de France a demandé un rendez-vous à la ministre de la Santé pour avoir plus de moyens et mieux former ses opérateurs. [PASCAL PAVANI / AFP]

Choqué par l’histoire de Naomi, qui est décédée malgré son appel désespéré aux urgences, François Braun, le président de Samu Urgences de France, a demandé un rendez-vous à la ministre de la Santé pour avoir plus de moyens et mieux former ses opérateurs.

«Quand on entend cet enregistrement, on ne peut être que choqué, que furieux de ce type de prise en charge, qui ne correspond absolument pas à ce que l'on doit faire dans ce type de situation», a déclaré François Braun, mercredi 9 mai sur Franceinfo

«Ce qui est encore moins acceptable, c'est que normalement tout appel est transmis à un médecin régulateur», dénonce le PDG.

Un personnel mieux formé

«Nous demandons d'abord d'avoir les moyens pour pouvoir répondre à tous les appels dans des délais qui sont raisonnables. Nous considérons que tous les appels doivent être pris en charge en moins d'une minute. Ce n'est pas le cas, il faut le reconnaître. On est à 95-96% des appels qui sont pris en charge en moins d'une minute. C'est insuffisant, il faut arriver à 99-100%», estime François Braun.

«Il nous faut donc du personnel supplémentaire et il faut du personnel qui soit mieux formé. D'ailleurs, un rapport sénatorial de l'année dernière sur les urgences relevait déjà ce point pour nos assistants de régulation médicale, qui ne sont pas des médecins, en demandant une formation plus professionnelle pendant deux ans», ajoute le président du Samu.

Pour rappel, le cas de Naomi Musenga, jeune Strasbourgeoise de 22 ans, a suscité une vague d’indignation suite à la diffusion de l’enregistrement de sa conversation avec le Samu, le 29 décembre 2017, qui n’avait pas pris au sérieux son appel à l’aide en raison de fortes douleurs au ventre. Elle était décédée quelques heures plus tard.

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