Le nombre d'infections sexuellement transmissibles multiplié par trois en quatre ans

La recrudescence de la Chlamydiose et des infections à gonocoque touchent particulièrement les 15-24 ans [Pixabay / CC / Bru-nO]

Une recrudescence inquiétante. Santé publique France met en garde contre une forte augmentation des infections sexuellement transmissible (IST). Une étude parue le 18 juillet montre que le nombre de cas relevés a plus que triplé en l'espace de seulement quelques années.

L'enquête pointe une augmentation en flèche du nombre d'infections à Chlamydia relevés en 2016 : 268 000 cas d'infections ont été diagnostiqués chez les plus de 15 ans. En 2012, ils étaient seulement 77 000 à avoir contracté cette maladie. 

Les infections à gonocoque sont les seconds cas les plus relevés. Alors que 15 000 personnes ont été diagnostiqués en 2012, ils étaient 50 000 en 2015. Les données, analysées par 4000 laboratoires, ont été récoltées à la fois en métropole et en Outre-mer. Des diagnostics multipliés par trois en seulement 4 ans. 

Flambée chez les 15-24 ans

Première IST chez les jeunes, la chlamydiose est particulièrement répandue chez les femmes (38% des cas sont diagnostiqués chez des femmes entre 15 et 24 ans), notamment en Ile-de-France et en Outre-mer.

Dans la majorité des cas, cette infection se présente sans aucun symptôme, raison pour laquelle elle est souvent tardivement dépistée. A un stade avancé, elle peut augmenter les risques de stérilité ou causer des grossesses extra-utérines. 

A l'inverse, les infections à gonocoque, aussi appelé blennorragies, sont plus présentes chez les hommes. Les 15 - 24 ans sont, ici aussi, les plus concernés. La maladie se manifeste par de multiples symptômes et accroit les risques d'infection des articulations ou de stérilité chez la femme. 

Les solutions ? dépistage et préservatif 

Si les 15-24 ans sont les plus touchés, l'étude pointe que la prédominance de ces des infections chez les moins de 25 ans, s'expliquent par un nombre de partenaires plus important et à l'oubli du préservatif

L'agence nationale de santé publique alerte néanmoins sur la réalité de ces chiffres. La flambée des diagnostics en 2016 peut d'abord s'expliquer par une sous-estimation des cas en 2012. L'intensification du dépistage et les tests de plus en plus performants sont également des facteurs à prendre en compte. 

Moyen le plus efficace pour lutter contre les IST, Santé publique France entend ainsi sensibiliser la population au dépistage, unique moyen d'établir un diagnostic, et encourager les plus jeunes à l'utilisation systématique du préservatif, un «accessoire indispensable du quotidien». 

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