Ile-de-France : les véhicules polluants de nouveau interdits de circulation vendredi

La météo et le manque de vent provoquent ce pic de pollution. [© LUDOVIC MARIN / AFP]

Alors qu'un pic de pollution à l'ozone est en cours en région parisienne, la circulation différenciée était mise en place à partir de mercredi matin jusqu'à ce jeudi 23h59. La préfecture a étendu cette mesure jusqu'à vendredi.

Les véhicules non classés, de classe 4 et 5 Crit’Air seront ainsi interdits de circuler à l’intérieur du périmètre délimité par l’A86 (hors autoroute). Seuls ceux appartenant aux classes allant de 0 à 3 pourront ainsi se déplacer dans ce périmètre. Des restrictions qui pourraient amplifiées si le pic de pollution se poursuivait.

Depuis ce mardi matin, les autorités avaient déjà décidé de réduire de 20 km/h (110 km au lieu de 130 sur autoroute, 90 km/h au lieu de 110 sur les voies rapides, etc) la vitesse des véhicules à moteur. Les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes doivent aussi contourner l'agglomération.

Les usines produisant les polluants concernés doivent également réduire le fonctionnement de leurs installations, tandis que l'ensemble des entreprises est prié d'essayer d'éviter les déplacements domicile-bureau de ses salariés, en particulier avec du télétravail.

Dans les transports en communs, IDF Mobilités va mettre en place un «forfait journalier anti-pollution» de 3,80 euros permettant de circuler dans toute la région, tandis que la mairie de Paris a rendu le stationnement résidentiel depuis lundi.

La concentration en ozone (O3) dans l'atmosphère francilienne dépasse en effet depuis ce lundi le niveau d'information d'Aiparif. Elle a augmenté mardi et devrait se poursuivre mercredi. Et le phénomène pourrait se poursuivre.

«D’après les prévisions actuelles, cette pollution à l'ozone devrait ainsi se maintenir au moins jusqu’à ce vendredi. Après, les températures pourraient encore grimper et donc accroître le phénomène, surtout s'il n'y a toujours pas de vent», explique-t-on à Airparif.

Car ce gaz se forme sous l'effet de l'ensoleillement et des fortes chaleurs. Il provient principalement de la transformation des oxydes d’azote, en grande partie émis par les activités humaines comme le trafic routier et l'industrie.

En l'absence de vent pour disperser la pollution, produite en majorité localement, celle-ci stagne au-dessus de la région parisienne.

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