Un père et son fils condamnés après avoir travaillé pour Daesh en Syrie

Le père et son fils ont été condamnés à dix et huit ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris.[LOIC VENANCE / AFP]

Deux Français ont reçu une peine de dix et huit ans de prison, après avoir été membre de l'organisation jihadiste Deash en Syrie. Arrêtés à leur retour en France, ils possédaient des documents liés à la fabrication d'explosifs. 

La famille possédait également dans ses valises de nombreux fichiers de propagande, des milliers d'euros et de dollars et de la documentation relative au pilotage d'avions. Des recherches Google Maps sur l'emplacement de la Tour Eiffel et du pont d'Iéna à Paris ont également été retrouvées par les enquêteurs.

La famille a réfuté le fait d'avoir consulté les fichiers relatifs à la création d'engins explosifs ou du maniement des armes. Lorsqu'il lui a été demandé de retracer son histoire en Syrie, le père, d'origine franco-tunisienne, qui occupait un poste dans la téléphonie au sein de l'organisation terroriste, a expliqué avoir passé plusieurs mois dans les geôles de Daesh, car il fut soupçonné d'espionnage. 

Libéré en retrouvant «ses papiers et son argent», la procureure de la République s'était questionné sur la véracité de ses propos tout en se demandant ce qu'il avait «donc promis à Daesh ?» Mais d'après e-le tribunal, c'est son «rang suffisamment élevé» au sein de l'organisation lui offrait «des facilités pour sortir».

De son côté, Me Pradel, son avocat,  a déploré «la peur irrationnelle qu'il inspire» : «des suspicions vous en avez, des preuves vous n'en avez pas». Il a été condamné à dix ans de prison, assorti d'une période de sûreté des deux tiers. 

Un séjour d'un an et demi en Syrie

Son fils ainé, Karim, a lui indiqué qu'il était parti en Syrie pour rejoindre un ami qui était membre d'un autre groupe jihadiste. Il avait ensuite été obligé d'intégrer Daesh, qu'il n'a «jamais approuvé». Il a été condamné à huit ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris, avec une période de sureté de quatre ans. 

Père et fils, qui ont vécu en Syrie entre octobre 2013 et mai 2015, doivent également verser 600 euros à l'Association française des victimes du terrorisme, qui était partie civile dans cette affaire. 

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