Bruno Le Maire assure que l'État gardera le dernier mot sur le contrôle d'Aéroports de Paris

L'État gardera le dernier mot sur le contrôle d'Aéroports de Paris (ADP) et ne permettra pas à «une puissance étrangère» de s'imposer à son capital, a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances dimanche sur CNews.

«On peut parfaitement avoir un fonds étranger qui monte au capital» d'ADP et «qui investit 2%, 3%, 5%, ca ne pose pas de difficultés», a estimé M. Le Maire dans l'émission Le Grand Rendez-vous organisée avec Les Echos et Europe 1.

Mais «si une puissance étrangère voulait prendre le contrôle d'Aéroports de Paris, la réponse sera non, je le dis très clairement», a-t-il ajouté.

«L'Etat aura la possibilité d'examiner la possibilité qui sera l'investisseur principal, et il dira "c'est oui" ou "c'est non"», a-t-il affirmé.

M. Le Maire a également affirmé qu'il avait «tiré les leçons» de la privatisation des autoroutes en 2006, dans laquelle il a joué un rôle clef en tant que directeur de cabinet du Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin.

L'Etat a prévu un dispositif pour garder un contrôle des redevances qu'Aéroport de Paris fera payer, a-t-il expliqué.

«Nous avons écrit noir sur blanc dans le cahier des charges que ces redevances seront renégociées tous les cinq ans entre le futur actionnaire principal et l'Etat, et que si jamais ces tarifs ne conviennent pas, nous imposerons nos propres tarifs», a-t-il indiqué.

Le projet de loi Pacte en cours d'examen à l'Assemblée nationale autorise l'Etat à procéder à la vente de tout ou partie des actifs qu'il détient dans Aéroports de Paris (ADP), soit 50,63% des parts représentant quelque 9,5 milliards d'euros.

Ces cessions, auxquelles doit s'ajouter notamment celle d'actifs d'Engie (ex-GDF), doivent servir à alimenter un fonds de 10 milliards d'euros pour l'innovation de rupture.

M. Le Maire a cité une utilisation de ces fonds pour la recherche médicale de pointe, le stockage des énergies renouvelables et les moteurs d'intelligence artificielle, estimant qu'il s'agit d'investissements «stratégiques pour la génération qui vient».

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