Baisse des APL, 80km/h, ... : Emmanuel Macron confie à des élus que ces mesures étaient «une connerie»

Depuis le début des manifestations, le président de la République se mure dans le silence[EMMANUEL DUNAND / AFP]

Le 7 décembre, à la veille de «l'acte 4» des manifestations des «gilets jaunes», une quinzaine d'élus locaux ont pu s'entretenir avec Emmanuel Macron. Interrogés par Europe 1, deux d'entre eux se sont confiés sur leur rencontre avec le président de la République, à l'Elysée. 

Plutôt satisfaits de leur entretien avec le chef d'Etat, Karl Olive, maire de Poissy et Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, ont expliqué avoir «trouvé qu'il était dans un état d'esprit combatif». Puis d'ajouter : «le président a répondu de manière cash». Principale préoccupation des «gilets jaunes», l'augmentation de la taxe sur le carburant a notamment été évoquée par Emmanuel Macron, qui aurait déclaré qu'il y avait «trop d'impôts et trop de taxes dans ce pays». 

Particulièrement silencieux depuis le début des manifestations, le Président aurait pourtant admis que certaines décisions prises par le gouvernement étaient des erreurs : «Il a dit que les 80 km/h était une 'connerie'. On a beaucoup parlé de la baisse des APL, et il a aussi dit que c'était une 'connerie'», a confié Arnaud Péricard. 

Le 5 décembre, Europe 1 révélait que, face à la colère des Français, Emmanuel Macron avait songé à annuler la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Il se serait ensuite rétracté, afin de ne pas mettre en difficulté son Premier ministre, Edouard Philippe. 

Le président de la République devrait s'exprimer publiquement en début de semaine prochaine. 

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