Qui est Chérif Chekatt, le tireur présumé de Strasbourg ?

Chérif C., l'auteur présumé de l'attaque de Strasbourg mardi soir, a été abattu jeudi soir par la police. Voici ce que l'on sait, pour l'instant, sur son parcours.

Après avoir ouvert le feu dans le centre-ville de Strasbourg, faisant deux morts et treize blessés, il a pris la fuite à bord d'un taxi, dont il avait menacé le chauffeur. Dans sa fuite, il a croisé le chemin d'un militaire de l'opération Sentinelle, qui l'aurait blessé à l'épaule. 

Originaire de Strasbourg

Ce Strasbourgeois né le 24 février 1989 à Strasbourg était déjà connu des services de police pour des faits de droit commun, notamment des braquages en France et en Allemagne. Du haut de ses 29 ans, il avait déjà été condamné à vingt reprises. «Il a purgé ses peines», a précisé Christophe Castaner. Son casier judiciaire supporte 27 condamnations, selon les informations communiquées par le procureur de Paris Rémy Heitz. 

Il devait être interpellé mardi matin

Au matin de l'attaque, les gendarmes s'étaient d'ailleurs rendus à son domicile pour l'interpeller, dans le cadre d'une affaire de braquage avec tentative d'homicide. Mais il était absent et sur place, les forces de police ont mis la main sur une arme et des grenades. Ses complices présumés ont tous été arrêtés lors de ce coup de filet.

Fiché S

En plus de ce lourd passé judiciaire, Chérif C. était fiché S depuis 2016 pour des faits de radicalisation. Il s'était fait remarquer pour des violences et son prosélytisme religieux lors d'un passage en prison.

Selon les informations de l'AFP, le tireur aurait été incarcéré en Allemagne en 2016 pour cambriolages. Les autorités allemandes ont indiqué qu'il avait été «condamné à 2 ans et 3 mois de prison». Il a purgé un peu plus d'un an en Allemagne avant d'être expulsé en France, a expliqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur de la région de Bade-Wurtemberg où l'intéressé avait sévi. 

« Apologie du terrorisme »

Lors de la Fête de la musique en juin 2016, cet homme de 29 ans avait été contrôlé à Strasbourg avec un autre homme. Il avait été placé en garde à vue après avoir proféré des propos à l'encontre des forces de l'ordre. Il avait déclaré vouloir « tuer du flic ».

Cherif Chekatt avait été mis en examen pour «apologie du terrorisme», avant qu'un non-lieu soit rendu, faute d'éléments probants.

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