Tout savoir sur Joachim Son-Forget, le député LREM qui s’est emballé sur Twitter

Le député LREM Joachim Son-Forget, âgé de 35 ans, a de nouveau fait parler de lui dans une série de tweets loufoques publiés dans la nuit de jeudi à vendredi[Fabrice COFFRINI / AFP]

Après un premier message qualifié de sexiste adressé à sa camarade de l'Assemblée Esther Benbassa, le député LREM Joachim Son-Forget, âgé de 35 ans, a de nouveau fait parler de lui dans une série de tweets loufoques publiés dans la nuit de jeudi à vendredi. Retour sur le parcours de cet élu qui n'en finit pas de défrayer la chronique. 

Né à Séoul et adopté en France

Joachim Son-Forget est né à Séoul le 15 avril 1983. Abandonné dans les rues de la capitale sud-coréenne alors qu'il n'était âgé que de quelques mois, il a ensuité été recueilli dans un orphelinat puis adopté par un couple de Français.

De multiples casquettes... dont celles du tir au fusil, du clavecin et du Karaté

Doué, le jeune homme multiplie les activités. Féru de musique, il apprend le clavecin dont il jouera à un niveau semi-professionnel.

En plus d'être un musicien émérite, Joachim Son-Forget est aussi un tireur au fusil aguerri. Il est même un sniper, avec des tirs «entre 300 m et 1 km de distance avec la cible».

L'homme politique confesse par ailleurs un penchant pour les arts martiaux. Il raconte avoir appris le karaté grâce à des cassettes VHS, sa mère refusant de l'inscrire à des cours. C'est lorsqu'il est arrivé à Paris pour rentrer à l'Ecole Normale Supérieure (ENS) que le jeune homme a enfin pu se rendre dans un dojo. Joachim Son-Forget est aussi un adepte de Kung-Fu et de Taï Chi Chuan.

Médecin de formation

En 2005, il a obtenu un master de recherche en sciences cognitives. Il a poursuivi également des études de médecine, en France d'abord, puis en Suisse où il a effectué l'ensemble de son internat. Il est devenu interne en radiologie au centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne avant d'obtenir un doctorat en sciences médicales et en neuro-sciences.  

Une carrière politique entamée au PS

Côté politique, c'est d'abord chez les socialistes que le docteur a trouvé sa place. En 2012, il a d'ailleurs soutenu le candidat du parti, François Hollande et occupé des fonctions au sein des organes transnationaux du PS, en Suisse.

Il a pris finalement ses distances avec le parti de gauche et s'est présenté à la députation, sous les couleurs de LREM, de la 6ème circonscription des Français établis hors de France (Suisse et Liechtenstein), lors du scrutin de 2017. Elu au second tour à plus de 70% des voix, il a fait ses premiers pas à l'Assemblée dans la foulée.

De nationalité kosovare

S'il est originaire de Corée du Sud, qu'il a grandi en France et qu'il vit en Suisse, l'élu a également tissé des liens importants avec le Kosovo, pays pour lequel il a participé à une levée de fonds destinée aux réfugiés fuyant le conflit d'ex-Yougoslavie, dès l'âge de 15 ans. Pendant son internat de médecine en 2009, il a également passé un an dans la république balkanique.

Un réseau de relations qu'il a entretenu plus tard avec le jeune pays, au point d'obtenir, en 2018, un certificat de nationalité kosovare à l'Ambassade du Kosovo à Paris.

a l'origine de nombreuses polémiques sur twitter

Il y a quelques semaines, le député LREM avait adressé un tweet cinglant à Donald Trump, en réponse à la réaction du président américain à propos de «l'acte 4» des manifestations des «gilets jaunes», le 8 décembre.

Manifestement agacé, Joachim Son-Forget avait déclaré sur les réseaux sociaux : «Donald le Gâteux, est atteint d'incontinence cérébrale... comme un gâteux souffrant d'incontinence d'urine voire de matières fécales et 'gâte' ses draps. N'insulte pas mon pays, vieillard (...)».

Mais ce n'est pas la seule polémique que l'homme politique a provoqué sur le réseau social. Au mois de septembre, il avait pris la défense de Marcel Campion qui avait pourtant tenu des propos homophobes dans une vidéo. L'élu LREM avait qualifié le discours du forrain de «maladresse».

Joachim Son-Forget a récidivé le 23 décembre en répondant au tweet d'Esther Benbassa, députée EELV qui critiquait Brigitte Macron. Il l'a attaquée sur son apparence physique en évoquant le «pot de maquillage (qu'elle se met) sur la tête».

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