Alsace : un prêtre condamné pour agressions sexuelles

Le procès s'est tenu à huit-clos à la demande de trois des quatre victimes, mineures au début des faits. Le procès s'est tenu à huit-clos à la demande de trois des quatre victimes, mineures au début des faits.[Ye Aung THU / AFP]

Jugé pour agressions sexuelles, un prêtre a été condamné à cinq ans de prison dont deux ferme, vendredi 1er février, par le tribunal correctionnel de Colmar (Haut-Rhin).

Le prêtre de 60 ans était poursuvi pour agressions sexuelles sur quatre paroissiennes, mineures au début des faits, et pour avoir détourné plus de 100.000 euros.

Le tribunal a également prononcé une mise à l'épreuve de 24 mois à l'encontre de l'ecclésiastique qui comparaissait libre sous contrôle judiciaire. Il devra suivre un traitement psychologique, une démarche qu'il a déjà entamée, selon ses avocats. Le jugement lui interdit d'entrer en contact avec ses victimes et toute activité avec des mineurs. Il lui est aussi interdit de séjourner en Alsace.

il «regrette amèrement les faits»

Le procès s'est tenu à huit-clos à la demande de trois des quatre victimes. La plus jeune d'entre elles, était âgée de 9 ans lorsque les agressions ont commencé. Et elles ont continué lorsque les trois victimes étaient majeures. Elles ont eu lieu entre 2001 et 2006 à Fegersheim et Illkirch-Graffenstaden, dans la banlieue de Strasbourg, et à Wintzenheim, près de Colmar, entre 2011 et 2016.

Le prêtre avait été placé en détention provisoire durant trois mois au début de l'affaire, en septembre 2016. Il «regrette amèrement les faits qu'il a reconnus (...) et présente ses regrets aux victimes et aux personnes (...) blessées par des agissements intolérables», a précisé son avocat, Me Thierry Moser, dans un communiqué. 

240.000 EUROS CONTRE DES FAVEURS SEXUELLES

L'homme avait reconnu avoir détourné plus de 100.000 euros destinés à l'Eglise et les avoir reversés à l'une des victimes, alors majeure, en échange de faveurs sexuelles. Il lui aurait versé plus de 240.000 euros, dont une partie provenant de son patrimoine personnel. 

Aujourd'hui âgée de 29 ans, la victime était poursuivie pour «recel d'abus de confiance». Elle a finalement été relaxée. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas d'éléments suffisants pour prouver qu'elle connaissait la provenance de ces fonds. 

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