Incendie à Paris : ce que l'on sait sur le drame qui a fait au moins 10 morts

Un violent incendie a frappé mardi un immeuble situé au 17 bis rue Erlanger dans le 16e arrondissement de Paris. On déplore 10 morts, un blessé en urgence absolue et une trentaine de blessés.

L’origine du sinistre

Le feu a éclaté vers 1h du matin dans un bâtiment comprenant huit étages datant des années 1970 et situé au sein d’un quartier cossu de la capitale. «Les gens hurlaient au fenêtre, ça faisait froid dans le dos», a déclaré à CNEWS une occupante de l’immeuble voisin.

Les témoignages recueillis indiquent que l’incendie a été précédé d’une dispute entre deux voisins, un pompier et une femme de 40 ans qui présentait des antécédents psychiatriques. La police s'est déplacée sur les lieux pour calmer la situation mais est ensuite repartie. Après son départ, la femme aurait proféré des menaces de mort à l'égard de son voisin. Une habitante rapporte qu'elle aurait ensuite glissé des feuilles de papier sous une porte avant d'y mettre le feu.

Les opérations de secours

Très rapidement, les premiers pompiers (plus de 250 seront mobilisés au total) arrivent sur place mais sont impuissants face au drame qui se joue face à eux. «En fait, ils avaient les camions, les grandes échelles mais ils ne pouvaient rien en faire. Après ils ont mis des rallonges, des tuyaux, que des petits moyens», a indiqué un témoin à l’AFP. Les secours sont parvenus non sans mal à déployer leur dispositif. Au total, une cinquantaine de personnes ont eu la vie sauve grâce à l’intervention des pompiers, dont une dizaine réfugiée sur le toit et sauvée grâce à des cordes. L’incendie a finalement été circonscrit peu après 6 heures du matin.

Un lourd bilan

Le dernier bilan fait état d'au moins 10 morts et d’une trentaine de blessés, dont 6 pompiers. Ce mercredi 6 février, une personne se trouve «toujours dans un état d'urgence absolue», a indiqué le procureur de Paris. 

Une femme INTERPELLEE

Peu après le début de l’incendie, les policiers ont procédé dans la rue à l’interpellation de la femme de 40 ans, habitant l’immeuble et qui venait de s'être disputée avec un voisin. Lors de son arrestation, elle était en état d'ébriété et tentait de mettre le feu à une voiture. Essia B. a été placée en garde à vue puis admise à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP) après un examen médical et un examen de comportement.

Les antécédents psychatriques et judiciaires de l'incendiaire présumée

Selon les précisions de Rémy Heitz, procureur de Paris, la suspecte venait de sortir, le 30 janvier, d'un séjour de deux semaines à l'hôpital psychiatrique de Saint-Anne à Paris. Au total, Essia B a fait l'objet de 13 hospitalisations en psychiatrie, entre 2009 et 2019. 

En outre, la quadragénaire a été mise en cause dans trois procédures judiciaires, dont l'une pour «vol avec mise à feu de vêtements, sans jamais être condamnée. Deux d'entre elles avaient été classées sans suite en raison de son «état mental». 

Emmanuel Macron réagit

Le chef de l’Etat a fait part sur Twitter de sa vive émotion.

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