Nouveau rassemblement de gilets jaunes sur les Champs-Elysées

Nouvelle mobilisation de "gilets jaunes", le 17 février 2019 sur les Champs-Elysées à Paris  [Eric FEFERBERG / AFP] Nouvelle mobilisation de "gilets jaunes", le 17 février 2019 sur les Champs-Elysées à Paris [Eric FEFERBERG / AFP]

Trois cents gilets jaunes étaient rassemblés dimanche dans le calme sur les Champs-Elysées pour une nouvelle mobilisation, trois mois jour pour jour après le début de ce mouvement de contestation qui fragilise l'exécutif, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au lendemain de l'acte 14, les manifestants, réunis depuis 11H00 près de la place de l'Etoile, doivent s'élancer sur la célèbre artère parisienne pour rallier le Champ-de-Mars dans l'après-midi.

Mobilisée depuis la première journée d'action le 17 novembre, Martine Bonfilloup, 55 ans, est venue dimanche «montrer que le mouvement ne s'essouffle pas». «Vous avez vu que l'essence a réaugmenté ? La classe moyenne, on est taxé au maximum», affirme-t-elle.

Samedi, le ministère de l'Intérieur avait dénombré 41.500 manifestants en France et 5.000 à Paris, des chiffres en recul par rapport à la semaine précédente mais régulièrement contestés par les gilets jaunes.

Nouvelle mobilisation de "gilets jaunes", le 17 février 2019 sur les Champs-Elysées à Paris  [ERIC FEFERBERG / AFP]
Nouvelle mobilisation de "gilets jaunes", le 17 février 2019 sur les Champs-Elysées à Paris

Aux côtés de banderoles appelant à la mise en place d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou dénonçant les «mutilations de civils» par les forces de l'ordre, certains manifestants brandissaient dimanche des drapeaux aux couleurs de la CGT, suscitant des crispations chez d'autres.

«Cassez-vous la CGT! Vous servez à rien, vous êtes les suce-boules du gouvernement», crie Julien Dubois, un Parisien de 38 ans. «Que la CGT vienne avec les gilets jaunes, je veux bien mais qu'ils cachent leurs drapeaux. Ils servent à rien. Si le peuple est dans la rue c'est que eux n'ont rien fait», explique-t-il par la suite.

Agée de 16 ans, Lola est, elle, venue protester contre la réforme du lycée et de l'université qu'elle compare à un «tri sélectif». «J'ai des grands-parents qui gagnent pas beaucoup. Ils peuvent vraiment pas vivre. Je voulais voir de mes propres yeux le mouvement et montrer qu'il y avait aussi les lycéens les étudiants», dit-elle.

L'acte 14 du mouvement samedi s'est déroulé sans incidents majeurs à Paris mais a été marqué par des heurts à Toulouse et Bordeaux, deux autres places fortes de la contestation.

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