Tarbes : des «gilets jaunes» vandalisent un temple maçonnique

[AFP]

Lors de ce dix-septième samedi de mobilisation, comme chaque week-end depuis le début du mouvement des «gilets jaunes», certaines manifestations ont tourné au saccage. À Tarbes (Hautes-Pyrénées), un temple maçonnique a notamment été la cible d'une poignée d'individus.

Les «gilets jaunes» tarbais s'étaient donné rendez-vous samedi soir pour une manifestation nocturne dans les rues de la ville. Mais aux alentours de minuit, après des heures de marche dans le calme, la manifestation a dérapé quand une personne aurait crié : «On va à la gendarmerie et chez les Francs-Maçons !», d'après les informations de La Dépêche

À Sac en trois minutes

Surpris, les manifestants ont tout de même pris la direction de la rue Léon-Dalloz, où se situe la loge maçonnique du Grand Orient de France depuis 130 ans. Un premier individu, masqué, a alors commencé à arracher l'interphone, avant de saccager la boîte aux lettres et de tirer sur le portail de l'édifice pendant que d'autres manifestants jetaient des pierres sur la façade dans le but d'atteindre les fenêtres. 

Incapable d'ouvrir la grille, l'homme masqué a finalement entrepris de l'escalader. Une fois de l'autre côté, il a ouvert le portail, laissant entrer des douzaines de «gilets jaunes». À l'intérieur, des meubles ont été renversés, des objets ont été brisés, et quatre épées, symboles de la franc-maçonnerie, ont été dérobées en quelques secondes. 

Au bout de trois minutes seulement, un manifestant aurait incité les autres à quitter les locaux, convaincu qu'une personne s'y trouvait. «Attention il y a quelqu'un dedans, sortez !» aurait-il crié. Selon La Dépêche, ils auraient été effrayés par une lumière au premier étage qu'ils avaient eux-mêmes allumée. 

L'homme au visage masqué a ensuite déposé les quatre épées sur les fenêtres de la banque de France, qui se trouve dans les environs. Un autre «gilet jaune» les a rapidement récupérées pour les ramener au temple maçonnique. 

Les responsables se sont rendus sur place avec la police pour constater les dégâts. «Je ne peux que dénoncer cette dégradation», a déploré le dirigeant des lieux auprès de nos confrères de La Dépêche. «On a déjà eu des jets de projectiles mais c'est la première fois que quelqu'un y rentre pour tout vandaliser. Il y a des dégâts matériels, du mobilier dégradé, des vitres cassées, la sonorisation arrachée, des vols, de la casse, des traces de peinture noire. Il nous faudra sécuriser de manière plus importante nos locaux», a-t-il conclu. Une plainte a été déposée et une enquête est actuellement en cours. 

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